L'énigme Saunière et son église ?

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léa rosi
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par léa rosi »

Bonjour, :wub:
Ce secteur mis en lumière par Virgile n'a pas livré tous ses secrets.

N'oublions pas que c'est justement en plein cœur de cette triangulation qu'a officié celui qui fut le confesseur de Marie de Nègre d'Able, Antoine Bigou, desservant de Marsa et de son annexe Quirbajou avant de venir soutenir et remplacer son frère à Rennes-le-Château. A cela, s'ajoute que Antoine Bigou va alterner dans ces paroisses ses services, en 1774, avec un prêtre vicaire, originaire de Marsa, nommé Pierre Dominique Cauneille, futur député de l'assemblée constituante et curé de Campagne, frère aîné de François Cauneille qui sera curé de Rennes-les-Bains.

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Extrait du registre paroissial de Quirbajou (Archives Départementales de l'Aude)

On en revient encore et toujours à Marie de Nègre d'Able...
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crétin premier
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par crétin premier »

heron a écrit : ↑29 sept. 2026, 08:49
Virgile a écrit : ↑09 sept. 2026, 13:58 Un portail "wisigoth" ?

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Et si les 2 volatiles posés sur le porche de l'église de Rennes-le-Château étaient une référence aux deux colombes (sur l'Hers et sur Guette), nous aurions, alors, une belle triangulation dont le coeur serait le khi rhô.
La lumière virGilienne luit dans les ténèbres ! :idea:
C'est bizarre mais cette relation entre les deux Colombes rappelle fortement celle que Boudet nous livre entre les deux Aleth et celle des deux Cughulous... Une façon de montrer que le pouvoir de la croix s'applique tant au niveau local que régional et national (et pourquoi pas mondial ???) ???
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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Virgile
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par Virgile »

léa rosi a écrit : ↑30 sept. 2026, 10:31 Bonjour, :wub:
Ce secteur mis en lumière par Virgile n'a pas livré tous ses secrets.

N'oublions pas que c'est justement en plein cœur de cette triangulation qu'a officié celui qui fut le confesseur de Marie de Nègre d'Able, Antoine Bigou, desservant de Marsa et de son annexe Quirbajou avant de venir soutenir et remplacer son frère à Rennes-le-Château. A cela, s'ajoute que Antoine Bigou va alterner dans ces paroisses ses services, en 1774, avec un prêtre vicaire, originaire de Marsa, nommé Pierre Dominique Cauneille, futur député de l'assemblée constituante et curé de Campagne, frère aîné de François Cauneille qui sera curé de Rennes-les-Bains.

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Extrait du registre paroissial de Quirbajou (Archives Départementales de l'Aude)

On en revient encore et toujours à Marie de Nègre d'Able...
Bonsoir à tous, bonsoir Léa,
merci pour ces rappels/compléments d'infos. N'oublions pas non plus que le Clat a été une possession des "de Nègre du Clat".
Je suis d'accord avec toi, on en revient aux de Nègre, et précisément, leurs fiefs n'ont jamais été ni Rennes-le-Château, ni Rennes-les-Bains. Saunière nous le rappelle dans son exil Rlcéen. :innocent:
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léa rosi
chercheur
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par léa rosi »

Bonjour, :wub:

Suite aux travaux de Virgile sur le porche de l'église de Rennes-le-Château, nous avons cherché les raisons de Saunière d'associer précisément la statue de la sainte patronne, Marie-Madeleine, au phylactère de la devise de Constantin « IN HOC SIGNO VINCES ».

Mais d'où lui vient l'inspiration... En étudiant la question, nous sommes tombés sur un livre fort intéressant du prêtre Sulpicien Etienne-Michel Faillon «  Monuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine en Provence, et sur les autres apôtres de cette contrée Saint Lazare, Saint Maximin, Sainte Marthe... » paru en1848. L'auteur y expose la dévotion héréditaire de la maison D'Anjou envers Marie-Madeleine et ses reliques. Un de ses membres, Charles III roi de Sicile et comte de Provence, voulant s'attribuer une protection divine, fit frapper entre 1480 et 1482 des monnaies en or à l'effigie de la Sainte appelées en Provence Magdaluées ou Magdalons dont voici la description : « représentant d'un côté Sainte Madeleine en buste, les cheveux longs et tombants, tenant dans ses mains le vase dit la sainte ampoule... le revers porte une double croix cantonnée au bas d'une fleur de lis, surmontée d'un râteau à cinq dents, avec ces paroles : IN HOC SIGNO VINCES ». Il accompagne cette description d'un dessin de la pièce. Notons au passage qu'au revers de la monnaie représentée, les N de la devise de Constantin sont curieusement inversés.

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En apposant, sous le porche, au dessus de la statue de Marie-Madeleine, le phylactère « IN HOC SIGNO VINCES », Saunière n'aurait-il pas imité Charles III dans sa dévotion envers la Sainte patronne de son église et ses reliques ?
Thierry Espalion
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par Thierry Espalion »

Merci, Léa, pour cette trouvaille fort intéressante.

Je me demande si, dans ces trois N inversés, on ne pourrait pas voir la suggestion d’un astucieux « 666 ». Cette pièce de monnaie porterait alors en elle bien des allusions qui se retrouveront, plus tard, à Rennes-le-Château.

Chaque N inversé peut évoquer graphiquement la forme du nombre romain VI. Répétés trois fois, ces trois VI pourraient ainsi former une sorte de « 666 romanisé ». La monnaie associerait alors, en plus de tout le reste, Marie-Madeleine à une évocation du 666. Or, au Moyen Âge, le nombre 666 était déjà fortement associé à la Bête et à l’imaginaire démoniaque, notamment à Lucifer.

Lucifer signifie littéralement « porteur de lumière ». Marie-Madeleine a, elle aussi, été interprétée et même représentée, comme « porteuse de lumière ».

Ces deux « porteurs de lumière » accueillent précisément le visiteur de l’église de Rennes-le-Château. Sur le tympan, le « In hoc signo vinces », inscrit auprès de Marie-Madeleine, évoque le phénomène lumineux associé à Constantin. S’y ajoutent bon nombre de motifs jaunes susceptibles d’évoquer des astres lumineux, ainsi que la mention « Lumen in Coelo », signifiant « Lumière dans le ciel ».

Il se dessine ainsi un lien solaire, démontrable mathématiquement, entre nos deux « porteurs de lumière » : Lucifer et Marie-Madeleine.

Comme le disait Léa, il n’est donc pas impossible que cette monnaie ait pu constituer, parmi d’autres sources, une belle source d’inspiration !
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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Virgile
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par Virgile »

léa rosi a écrit : ↑01 oct. 2026, 15:53 Bonjour, :wub:

Suite aux travaux de Virgile sur le porche de l'église de Rennes-le-Château, nous avons cherché les raisons de Saunière d'associer précisément la statue de la sainte patronne, Marie-Madeleine, au phylactère de la devise de Constantin « IN HOC SIGNO VINCES ».

Mais d'où lui vient l'inspiration... En étudiant la question, nous sommes tombés sur un livre fort intéressant du prêtre Sulpicien Etienne-Michel Faillon «  Monuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine en Provence, et sur les autres apôtres de cette contrée Saint Lazare, Saint Maximin, Sainte Marthe... » paru en1848. L'auteur y expose la dévotion héréditaire de la maison D'Anjou envers Marie-Madeleine et ses reliques. Un de ses membres, Charles III roi de Sicile et comte de Provence, voulant s'attribuer une protection divine, fit frapper entre 1480 et 1482 des monnaies en or à l'effigie de la Sainte appelées en Provence Magdaluées ou Magdalons dont voici la description : « représentant d'un côté Sainte Madeleine en buste, les cheveux longs et tombants, tenant dans ses mains le vase dit la sainte ampoule... le revers porte une double croix cantonnée au bas d'une fleur de lis, surmontée d'un râteau à cinq dents, avec ces paroles : IN HOC SIGNO VINCES ». Il accompagne cette description d'un dessin de la pièce. Notons au passage qu'au revers de la monnaie représentée, les N de la devise de Constantin sont curieusement inversés.

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En apposant, sous le porche, au dessus de la statue de Marie-Madeleine, le phylactère « IN HOC SIGNO VINCES », Saunière n'aurait-il pas imité Charles III dans sa dévotion envers la Sainte patronne de son église et ses reliques ?
Bonjour à tous, bonjour Léa,
très étonnante découverte, je ne connaissais pas cette monnaie visiblement très rare. J'ai pu en visualiser un modèle (via Gallica) avec des différences (lambel à 4 dents, N conventionnels). Est-ce que BS s'est inspiré de ce type d'élément pour conceptualiser le porche de son église ? Je n'en sais rien. Le rapport Marie-Madeleine/In hoc signo vinces me semble moins pertinent que la disposition globale du porche (colombes/st Esprit entourant un triangle/Montagne avec un chrisme/in hoc en son sein), néanmoins on peut s'apercevoir que sur certains éléments wisigothiques (ceux de Malaga et Huelva notamment), un vase se trouve en dessous du chrisme (MM pourrait-elle en être une évocation ?). Par ailleurs et pour relativiser la dévotion qu'avait BS pour Marie-Madeleine, il convient aussi de se rappeler que c'est une sainte "à la mode" (Voir par exemple du côté de J-J Lataste sur lequel j'avais écrit une bafouille sur ma page FB, "l'apôtre des prisons" qui avait déjà une dévotion démesurée pour la sainte et avait permis la création d'un "couvent de Béthanie" sur la commune de Montferrand-le-Château (ça ne s'invente pas !) dans les années 1860), et que l'église de Rlc lui est dédiée, ce qui en fait presque une contrainte avec laquelle l'abbé doit composer. Encore une fois, merci pour vos apports toujours passionnants.
:hello:
Thierry Espalion
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Re: L'énigme Saunière et son église ?

Message par Thierry Espalion »

Bonsoir à tous,
En complément de mon précédent message, j'observe qu'au tout début de la page 666 du livre évoqué par Léa, le nom de Marie-Madeleine et la date du 22 juillet sont ostensiblement indiqués.

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Cela apparaît même à six reprises, en cette double page 665-666. Une telle insistance interpelle, elle ne se retrouve pas dans le reste de l’ouvrage.

Mundi lampas

Dans la liturgie médiévale, "Mundi lampas" qualifiait Marie-Madeleine. En latin, Lampas signifie « flambeau » ou « lumière ».

Marie-Madeleine est témoin de la Résurrection, elle reçoit cette lumière et devient celle qui l’annonce et la transmet. Elle porte la lumière du Christ au monde.
Cette mission de « porteuse de lumière » semble être suggérée par l’abbé Boudet, et nous en retrouvons l’écho à Rennes-le-Château,

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La présence de Marie-Madeleine au cœur d’un tympan de forme triangulaire n’est pas anodine. En plus des allusions à la lumière inscrites sur ce tympan, souvenons-nous que le triangle, pointe vers le haut, est un symbole du feu : il évoque les flammes, leur mouvement ascendant, l’élévation et, par extension, la lumière.
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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