Bonjour,
Suite aux travaux de Virgile sur le porche de l'église de Rennes-le-Château, nous avons cherché les raisons de Saunière d'associer précisément la statue de la sainte patronne, Marie-Madeleine, au phylactère de la devise de Constantin « IN HOC SIGNO VINCES ».
Mais d'où lui vient l'inspiration... En étudiant la question, nous sommes tombés sur un livre fort intéressant du prêtre Sulpicien Etienne-Michel Faillon « Monuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine en Provence, et sur les autres apôtres de cette contrée Saint Lazare, Saint Maximin, Sainte Marthe... » paru en1848. L'auteur y expose la dévotion héréditaire de la maison D'Anjou envers Marie-Madeleine et ses reliques. Un de ses membres, Charles III roi de Sicile et comte de Provence, voulant s'attribuer une protection divine, fit frapper entre 1480 et 1482 des monnaies en or à l'effigie de la Sainte appelées en Provence Magdaluées ou
Magdalons dont voici la description : « représentant d'un côté Sainte Madeleine en buste, les cheveux longs et tombants, tenant dans ses mains le vase dit la sainte ampoule... le revers porte une double croix cantonnée au bas d'une fleur de lis, surmontée d'un râteau à cinq dents, avec ces paroles : IN HOC SIGNO VINCES ». Il accompagne cette description d'un dessin de la pièce. Notons au passage qu'au revers de la monnaie représentée, les N de la devise de Constantin sont curieusement inversés.
En apposant, sous le porche, au dessus de la statue de Marie-Madeleine, le phylactère « IN HOC SIGNO VINCES », Saunière n'aurait-il pas imité Charles III dans sa dévotion envers la Sainte patronne de son église et ses reliques ?