Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

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Thierry Espalion
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par Thierry Espalion »

Aronnax a écrit : 25 janv. 2026, 13:41 Image
Bonjour à tous,
A ce propos, il n'est pas impossible qu'un ''geste d'horreur'' ait été représenté sur la gravure ''La mort du Poussin'' (magasin pittoresque, gravure signée Darondeau), face au lit de mort de Nicolas Poussin.

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Cette gravure présente plusieurs différences avec l'œuvre originale de M. Granet. Je n'ai pas le temps de rechercher ce qui apparaissait à cet emplacement, sur l'œuvre originale.
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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heron
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par heron »

Bonjour Philippe,
Je vais tenter de poser la chrono-spatialité de ma réflexion.
Elle est partie de la première page de l'article de Boudet paru dans le bulletin de la sasc en 1894, (donc accessible à tout moment aux membres de cette société) et intitulé « Remarques sur la phonétique du dialecte languedocien ».
Il explique qu'il existe une signature particulière des ecclésiastiques audois que l'idiome carcassonnais traduit en « urPOS ».
J'ai souligné dans cet extrait les mots clés :
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Ma lecture est la suivante : Pos, Berger, cheval, chaud, souffrir, nation, préparer, plaie. Le Pos est la griffe des soldats de Dieu. Pos que j'ai traduit en Posui- je mets, j'érige.
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En consultant à nouveau l'ensemble des apocryphes, à partir du Reddis-Regis/rapport Cros dont on attribue la paternité à l'abbé Mazières, j'ai été stupéfait de constater que sur chacun d'entre eux était apposée cette griffe reconnaissable du POS.
Intrigués, nous avons contacté un ami, membre de la sasc qui a nous a aimablement prêté l'ensemble des bulletins où Mazières avait écrit ses études sur plusieurs décennies. Nous avons donc épluché minutieusement les travaux en question et sommes arrivés à la conclusion que son œuvre se tient en une devise-clé «S.P.Q.R. despuès Dios, la casa de PinOS ». Dans l'esprit de M., le théoricien de « La casa de PinOS » est René Descartes.
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Modifié en dernier par heron le 16 févr. 2026, 16:59, modifié 1 fois.
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Philemon
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par Philemon »

Dans l'esprit de M., le théoricien de « La casa de PinOS » est René Descartes.
Merci François,

Peux-tu développer ce que signifie pour toi : "dans l'esprit de Mazières..." Comment cela se matérialise-t-il dans les textes de Mazières ?

Après, je ne puis qu'être admiratif de votre travail, mais (encore une fois, selon moi) cela s'arrête quand PP arrive (pour ce qui nous importe ici, bien sûr que l'abbé a poursuivi ses recherches après 1963, et sans doute avait il une autre vision que celle de Plantard de l'énigme...)

Je vais réécouter son ITW par Michel Vallet et voir s'il utilise des éléments propres à PP ? Puisque Franck Marie, lui, ne parle que de cela ! (l'interview porte sur la sortie du livre de FM : Etudes critiques)

Philemon
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Bonjour à tous zé à toutes...
Changer de paradigme permet souvent de découvrir un aspect nouveau des choses et c'est ce que j'essaie de faire régulièrement en relisant la VLC...
Depuis le début, tous ceux qui se sont intéressés à ce bouquin (y compris votre serviteur) semblent s'être auto-intoxiqués par les vapeurs délétères provenant de la Rennes du dessus et largement répandues par l'équipe plantardienne au point de s'acharner à vouloir y découvrir l'emplacement d'un trésor...
L'équation était simple... Boudet publie un livre "étrange" et, quelques années plus tard, le curé du village homonyme voisin découvre un "fabuleux trésor" largement mis en scène par PPSC et consorts... Le raccourci était facile et la VLC devait forcément indiquer l'emplacement de ce "fabuleux trésor" et personne n'a imaginé un seul instant que ce bouquin n'avait aucun rapport avec le "trésor" de Saunière avant que PPSC l'utilise dans sa forgerie à des fins qui m'échappent et m'indiffèrent...
L'idée de cette indépendance entre les deux affaires m'est subitement apparue dans le paragraphe dédié à la fontaine de ND de Marceille... La description de cette fontaine miraculeuse est introduite à la fin du paragraphe précédent présentant les propriétés chimiques des eaux de RlB par cette phrase très importante signifiant que l'exemple suivant (fontaine ND de Marceille) n'a absolument rien à voir avec la chimie (rien à voir, pour une fontaine redonnant la vue, il fallait oser !!! :shock: )...
"à l'occasion des fontaines du cromleck de Rennes les Bains, nous voudrions donner, dans un ordre d'idées bien différent, un exemple frappant de l'avantage précieux que nous offrent les noms celtiques des fontaines, pour découvrir bien des faits perdus par la tradition et cachés dans l'obscurité des histoires locales."...
Dans ce paragraphe Boudet différentie curieusement "les adorateurs de son Fils" et "l'image vénérée" de la Mère du Sauveur... Deux pages plus loin il dit "ils commencèrent à adorer ce qui autrefois était simplement en vénération", ce qui prouve qu'il fait bien la différence entre la respectable vénération et l'adoration idolatrique exprimée dans l'épisode du veau d'or lorsque Moïse redescend de la montagne où il a reçu la "connaissance"...
Il fustige donc les "culs bénis" qui adorent Jésus au lieu de vénérer le Sauveur...
La description de l'environnement de la fontaine avec son "haum moor" ainsi que sa propriété miraculeuse pourrait bien faire allusion à la mythologie nordique dont on retrouve pas mal d'allusions dans le reste du bouquin... Il semblerait qu'il relie ainsi les légendes païennes aux croyances judéo-chrétiennes quant à la transmission de la "connaissance"...
Voyons un peu ce que ça donne...
La mythologie nordique est basée sur un certain nombre de croyances dont le point central est la vénération d'Yggdrasil, l'arbre monde symbolisé par un if ou un orme, tous deux dotés d'une longévité exceptionnelle...
Cet arbre monde possède 3 racines (on y retrouve une sorte de Trinité) dont l'une est abreuvée par une source miraculeuse gardée par la tête coupée de Mimir, un Dieu Ase dispensant la connaissance... Odin étant allé le consulter, Mimir accepta de lui transmettre sagesse et connaissance contre un de ses yeux, ce qu'Odin accepta et il jeta son œil dans la fontaine... C'est ce qu'on appelle "jeter un œil"... :grin:
Nous avons tous les éléments dans ce chapitre... Le chemin bordé d'arbres verts (pourquoi préciser la couleur sinon pour indiquer qu'ils sont toujours verts comme Yggdrasil ???), la zone marécageuse ou "haum moor" (Mimir est l'homme mort qui a été tué près d'un marécage et garde une source), l'œil d'Odin qui rend la vue aux aveugles (allégorie précisant qu'il faut confier ses yeux à la source pour obtenir la connaissance)...
Mais il semble que Boudet veuille mélanger plusieurs mythologies afin de démontrer leurs points communs et dénoncer les divergences des croyances "modernes" initiées par les hommes qui ont perdu la signification profonde de ces mythes, principalement le "mahométisme" et l'influence néfaste des romains (sous entendu l'église de Rome)...
Pour Jean Haudry, à la suite de Ferdinand Detter, la reconstruction d'une forme en *mīm- écarte dès l'abord toutes les hypothèses qui se fondent sur un -r- et notamment le recours à la racine *(s)mer- « se souvenir ». Tout comme le philologue allemand, il rapproche *mīm- de la racine *met- « mesurer », le nom de Mímir du v.a. metod, désignation du dieu chrétien et l'arbre de Mímir du miǫtviđr interprété comme l'« arbre de mesure », en partant d'une forme redoublée de la racine indo-européenne *meH1- « mesurer le temps » qui se retrouve avec la même voyelle dans le nom grec du mime mîmos. Le sens de « mesurer pour produire ou reproduire » conduit à ceux d'« imiter » et de « mimer », mais également à celui d'« attribuer une part » et de « destiner" (source Wikipedia)...
Boudet nous parle effectivement de "mesure" en l'associant à "ell" avec Abel (ce qui peut faire référence au relèvement du Maitre mais aussi aux enfers "hell" qui se rapproche du "hel" nordique... Il parle aussi de distribuer (le pain) et de compter le temps... Ça fait quand même pas mal de points communs avec cette mythologie nordique ainsi qu'avec l'AT...
Quant à sa prédilection pour les chevaux et les chariots, on retrouve des chevaux fameux dans quasiment toutes les mythologies, qu'ils soient psychopompes ou tirent le char solaire, qu'ils possèdent 4 ou 8 pattes, qu'ils soient carnivores ou fassent jaillir une source d'un coup de sabot...
Enfin, la présence d'un "haum moor" et d'un menhir "décapité" près de RlB nous ramène à la tête de Mimir gardant la source de la sagesse et de la connaissance...
La VLC serait donc un bouquin hermético-religieux où le seul trésor à découvrir se trouverait en nous et notre façon de comprendre le monde où nous vivons, avec une notion évhémériste plus ou moins évidente... C'est d'ailleurs peut-être ça qui intéressait PPSC dans le montage de sa forgerie...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
JAUCLIN
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par JAUCLIN »

Bonjour à tous,

Quelques mots sur la clé « mort-épée »utilisée pour déchiffrer le grand parchemin , qui elle aussi est directement en rapport avec LVL Celtique…

Dans ma dernière étude, j’expliquais :
- En page 104 , il définit correctement le verbe to Heed : prendre GARDE (associé aux sifflements et à l’épée)
Si vous cherchez le mot « épée » dans LVL Celtique, vous le trouverez sur 8 pages ( 104,116,188,202,206,217,219,223, avec trois des dernières pages sont en relation avec le mot hache).

Comme souvent, l’abbé utilise la première occurrence d’un mot important pour en expliquer l’intérêt.
Ainsi en page 104, il nous parle pour la première fois de ce mot dans un petit paragraphe qui contient la bonne définition du mot GARDE ...( même la clé de déchiffrement est en relation avec ce mot ! ) :
Il y a, dans la langue Kabyle, bien des expressions monosyllabiques ; dans ces mots et leurs correspondants celtiques, il y a toujours une corrélation d’idées frappante.
Ainsi moudre, en Kab. zed, se rapporte à to sate (séte), rassasier : embraser, en Kab. serr', dérive de to sear (sir), brûler : nuit, en Kab. idh, vient de to heed (hid), prendre garde : vilipender, en Kab. simes, isames, correspond à to shame (chème) faire honte.
Ce peuple belliqueux connaissait la bonne épée de combat, et, retenue dans la main vigoureuse de ses guerriers, cette épée affilée retombait sur la tête de l’ennemi avec un sifflement aigu ; épée en Kab. se traduit par iskim, – to hiss, siffler, – keen (kin) aigu, affilé.–
Mais regardez le mot qui signifie « prendre garde » , c’est le mot « idh ». Alors cherchez les mots qui contiennent cette racine...il n’y en a qu’un, c’est le mot neimheIDH. Ce corps savant est composé de "druides", et c’est sur la traduction de ce mot en page 170, que l’abbé fera une des deux fautes par rapport à la définition « prendre GARDE ».

En page 116, le deuxième mot « épée » se trouve dans la définition de « la mort » :
aussi il n’y a rien de surprenant à ce que le terme mourir « hiltzia ou hiltzea » présente l’image de l’épée, – hilt, poignée d’une épée.
Il n’y a pas mieux pour faire le lien entre mort et épée !


Mais revenons à la page 104. C'est par la définition du mot « iskim »,que l’abbé fait le lien entre "l’épée" et le "sifflement". Il n’y a que quatre pages où l’abbé parle de « sifflement »( 90,104,159,195).
La première page ( 90) est celle où il est question de « pommes » : je rappelle que ce mot est associé au deuxième mot GARDE de LVL Celtique ( le premier mot GARDE est associé au premier mot « bleu » ).

En conclusion…
Quand des rapprochements entre mots qui devraient être improbables ( car normalement distribués de façon aléatoire ) , alors il y a volonté de l’auteur que cela soit ainsi. La clé « mort-épée » est directement en relation avec le mot GARDE que l’on trouve dans LVL Celtique….
La phrase « Bergère... » a été construite par rapport à LVL Celtique.
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Salut Jauclin et tous les z'ots...
Intéressante théorie... Mais il y a un petit détail qui me parle davantage, c'est la traduction du mot "burdina"...
Resituons le contexte... Le paragraphe "langue Basque", contrairement aux langues Celtique, Hébraïque et Punique n'a pas droit à un chapitre mais est inclus dans le chapitre "famille de Japheth"... Pourquoi cette disposition ??? Il faut savoir qu'un petit bled du pays Basque porte le nom de Gomer et Boudet nous précise que "Gomer, fils ainé de Japheth, était l'héritier des qualités corporelles distinguant Japheth de ses frères Sem et Cham" or, on se souvient qu'il traduit "Japheth" par "œil décoloré"... Les descendants de Gomer ont donc les yeux "décolorés" c'est à dire très clairs...
La traduction qu'il fait des noms des enfants de Gomer est intéressante...
Askenez (to ask=demander, keen= très froid, pénétrant , haze=brouillard, brume) nous donne la définition exacte de gens habitant le nord de l'Europe avec le soutien des Hébreux "ashkénazes" vivants en Germanie (au sens de l'époque)...
Mais revenons à l'épée et au fer... Toute la page 116 nous rappelle que les guerriers cherchaient une mort glorieuse l'épée à la main sous peine d'être mis au ban(c) de la société et que les morts étaient incinérés...
La suite nous expose un peuple guerrier, pillard, navigant vent arrière et craignant l'obscurité et "l'ombreuse profondeur des bois" (empêchant de voir les étoiles)... Nous avons là l'exacte description des hommes du nord ou "vikings" qui se dirigeaient grâce aux étoiles dans des bateaux souvent non pontés (en forme de baquet, voir traduction de Tubal) qui ne pouvaient pas naviguer au plus près (contre le vent) et mouraient allègrement pour rejoindre lle Walhalla (sorte de paradis réservé aux braves et faisant partie du Hel, les enfers de la tradition nordique, situé sous Yggdrasil l'arbre monde)...
Tout cela n'a rien d'incompatible avec ta démonstration mais pourrait en orienter la compréhension...
Pour en revenir à mon message précédent, cela pourrait confirmer la volonté de l'abbé de comparer le dogme Chrétien aux mythes païens qui transforment des faits glorieux en miracles et des hommes braves en Dieux...
En résumé, Boudet vénère le Sauveur mais ne crois pas un instant à la divinité de Jésus... Est-ce juste une réflexion personnelle ou a-t-il trouvé une preuve que le Dogme ment ???
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Je viens de m'apercevoir que, dans la précipitation, j'ai omis de parler des autres enfants de Gomer et je vais donc y remédier...
Nous avons vu que les descendants d'Askenez pouvaient être les Northmen (regroupant autant les "vikings" de la péninsule norvégienne que les "Danois" c'est à dire les Jutes, les Saxons, etc...)...
Riphath, "très versé dans les manœuvres se rapportant à la voilure des navires" semble avancer avec prudence puisqu'il "prends des riz" et cargue les voiles vers la Paphlagonie... L'utilisation du mot "riz" au lieu de "ris" interpelle et pourrait supposer une influence asiatique...
Quant à Thogorma que Josèphe pense avoir habité la Grande Phrygie, son nom dévoilerait l'inventeur des tissus de soie (tow=filasse, étoupe - to hawk=colporter - worm=ver)... Thogorma et ses descendants étaient donc des tisserands... Les hérétiques et particulièrement les "Cathares" étaient appelés "tisserands" dans le nord de la France mais aussi "Phrygiens", "bougres", etc...
Il semble évident que Boudet nous parle ici de l'origine des "Cathares" installés en Asie Mineure où ils se mêleront immanquablement aux Galates...
Il est intéressant de savoir que le terme "Cathare" a été introduit par Augustin d'Hippone mais qu'il n'a jamais été employé par les "bonshommes" ni par l'inquisition... Ce nom à été réintroduit vers le milieu du 19ème puis largement diffusé au milieu du siècle dernier par Nelli entre autres...
Boudet traduit "Augustin" par "hawk husting=l'aigle des assemblées"... Sauf que "hawk" ne désigne pas un aigle mais un faucon, ce que Boudet ne pouvait ignorer... Cette "erreur" volontaire nous ramène à la traduction du "hawk" de Thogorma signifiant "colporter"... Et lorsqu'on sait que Augustin fut d'abord Manichéen avant de se convertir au Christianisme et que sa conception du bien et du mal en a gardé des traces profondes, on comprend que Boudet estime que c'est bien Saint Augustin qui a "colporté" les bases de l'hérésie "Cathare" chez nous...
Augustin était originaire de Thagaste près de Carthage, ce qui pourrait expliquer que Boudet nous parle de Berbères, de Kabyles, de la Lybie, des Numides et de la langue punique...
Nous avons donc d'un côté une mythologie nordique et de l'autre une émanation manichéenne qui vont se rencontrer, avec au milieu le Dogme Catholique...
Reste à trouver ce que l'histoire en retiendra, et surtout ce que Boudet voulait qu'on en retienne...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
JAUCLIN
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par JAUCLIN »

Bonjour à tous,

Dans l’explication précédente, je vous ai parlé de "sifflements". Il faut savoir que sur les quatre pages concernées, trois pages concernent des sifflements aigus.

Le terme « aigu » semble important pour l’abbé, car dans les « observations préliminaires » , à la fin d’une première et longue phrase, l’abbé expliquait :
nous découvrirait, par une interprétation exacte, bien des choses intéressantes au sujet des roches aiguës qui couronnent nos montagnes. Deux pierres branlantes, placées sur une arête de colline, nous invitaient aussi à interroger avec persévérance un passé, d’ailleurs, fort ténébreux.
Il est donc question de "choses intéressantes" au sujet de « roches aiguës » avant que l’abbé enchaîne sur les deux pierres branlantes. Il n’y a que deux endroits dans toute LVL Celtique où l’abbé parle de « roches aiguës » :
En page 238 :
Du haut de la crête qui porte les roulers, en regardant vers le sud, on voit se dessiner une longue ligne de roches aiguës de toutes formes et de toutes dimensions, bien orientée, d’ailleurs, du levant au couchant, et s’étendant depuis le Col de la Sals jusques et au delà de la Blanque.
En page suivante en parlant du Goundhill ( page 239 ) :
Cette colline, hérissée de roches aiguës, ne pouvait donc être aimable et douce, que parce qu’elle rappelait aux Gaulois la bonté de la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son peuple, l’aliment essentiel, l’épi de blé.
Alors comme dans les « observations préliminaires », l’abbé associe les roches aiguës avec les pierres branlantes en précisant «  jusques et au-delà de la Blanques , c’est à dire vers LavalDieu. Puis il explique de façon sous-entendue, que ces roches sont en lien avec la Kaïrolo .

Bonne journée.
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Salut Jauclin et tous les z'ots...
Dans "Askenez" il y a "keen" qui signifie aussi "aigu"...
Mais je ne vois pas ce que ce brave homme viendrait faire à RlB...
Par contre, le Kairolo a, à mon avis, un rapport certain avec le Dieu grec Kairos qui est le Dieu des opportunités, des occasions à saisir... Mais c'est aussi un concept philosophique définissant l'instant opportun, un point sur la ligne du temps (Chronos), mais aussi la "juste mesure"... L'association avec l'aigu est intéressante dans le sens où une pointe aigüe marque un point dans l'espace comme le kairos marque un point dans le temps... On peut imaginer que cette association constitue une sorte de gnomon virtuel permettant de "saisir" quelque chose d'impossible à appréhender autrement... Les traductions Basques des périodes de temps sont peut-être une piste à suivre...
Ça pourrait être intéressant de creuser le problème mais je crains de ne pas avoir les connaissances nécessaires pour ça...
Avant je doutais et je me posais des questions.
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

P.157 Boudet fait le parallèle entre les deux Aleth en disant "le neimheid a dû appliquer une dénomination semblable à ces deux cités, ..., probablement à cause de leur sol renfermant quantité de pyrites de cuivre mêlées à d'autres minerais." or il nous dit que "l'industrie métallurgique a toujours été nulle dans notre Aleth"... Il y a donc une incohérence renforcée par le fait qu'Aleth appartenait à la tribu des Diablinthes spécialisés dans la "teinturerie"...
Aleth était la ville où on gravait sur le cuivre "allay=mélange, alliage" et "to etch=graver à l'eau forte sur le cuivre"... "To etch" signifie aussi "graver dans sa mémoire" et nous prendrons garde de bien mémoriser cela...
L'apparente incohérence entre l'industrie d'Aleth et celle de sa tribu disparaît si on sait que les billets de banque étaient imprimés (d'abord monochromes puis polychromes) à l'aide d'une presse et d'une plaque en cuivre gravée reproduisant l'image INVERSEE du billet...
Cette technique était employée tant par certaines banques puis par la Banque de France que par les faussaires... Les Diablinthes étant d'habiles teinturiers, je pense que les billets émis devaient être polychromes et donc postérieurs à 1880... Détail amusant, la première monnaie papier a été inventée en Chine en 618... :grin:
Voilà pour une première piste dans la lignée des faussaires du Bézu... Boudet voulait-il parler d'une histoire de fausse monnaie contemporaine ou rappeler celle du Bézu ??? La suite de l'enquête le dira peut-être...
Autre sujet intéressant pouvant être évoqué par boudet...
P.156 il nous explique que les tamis de crin sont fabriqués à Sarzeau... Or, à quoi servaient les tamis de crin ??? À tamiser le blé moulu afin d'en retenir le SON... Ça se rapporte directement à la page 11 où il nous parle de "pellicule de blé passé au blutoir" et nous devons faire attention à la phonétique (le son) de ce qui suit... Et justement, ce qui suit n'est pas piqué des hannetons...
On nous parle d'un bled appelé "REGINEA"... Si vous survolez, vous passez à côté de l'inversion des deux dernières lettres qui, en latin, devraient être REGINAE (de la reine) ou encore en anglais REGINA (la reine)... Cette forme REGINEA est en fait du Roumain... Je ne pense pas que Boudet connaissait le roumain mais plutôt, sauf s'il s'agit d'une coquille, de la volonté de créer une alerte sur la suite...
P.157 "on taillait les agrès des vaisseaux - rigging (rigguign, agrès)...
Vous remarquerez la phonétique absurde de "rigging" que l'abbé prononce comme "rig guigne"... Et c'est justement là que la phonétique prend toute son importance... P.154, dans la traduction de Dariorigum, Boudet utilise "rig=cheval à demi châtré"... Comment un cheval peut-il être à demi châtré ??? Ça ne se peut évidemment mais on appelle "rig" un cheval dont les testicules ne sont pas descendus et, de ce fait, un étalon ressemble à un hongre... La prononciation "rig guigne" associée à "la reine" nous renvoie directement à un roi dont les testicules ne seraient pas descendus, ce qui est une véritable "guigne" pour le royaume car, s'il n'est pas complètement stérile, ça ne simplifie pas la procréation... On comprend alors qu'il faille du temps pour "laisser venir les héritiers"... Ce roi, c'était Louis, treizième du nom, marié à l'infant Anne d'Autriche qui, après plusieurs fausses couches, met enfin au monde le futur Louis XIV après 22 ans d'union rarement consommée par un mari "à deux fins" tel un "cob" (p.155)... Aujourd'hui nous utilisons une autre expression plus imagée... Les mauvaises langues diront que la reine eut recours à un autre étalon pour établir sa descendance mais une récente comparaison entre l'ADN de Louis XIV et celle de son grand-père Henri IV confirme la lignée agnatique, ce qui implique que l'enfant était bien de Louis XIII (ou d'un de ses frères... :grin: )...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par P.Silvain »

Aronnax a écrit : 28 févr. 2026, 18:41 Je ne critique absolument pas l’exégèse du livre d’Henry Boudet, chacun passe son temps comme il l’entend, mais que l’on cesse de nous rebattre les oreilles avec des théories non-concordantes, et toutes aussi alambiquées les unes que les autres
Aronnax a écrit : 28 févr. 2026, 20:52 La Vraie Langue Celtique = 100 chercheurs = 100 hypothèses = 0 crédit

Et avec l'Intelligence Artificielle (pour compenser la bêtise naturelle) des centaines d'autres "initiés" potentiels. :sick:

:asmo10:

C.Q.F.D
Bonjour à tous
La VLC étant écrite en langue PUNIQUE ( To Pun = jeu de mots) et un "Jargon pour l'extérieur" (C'est à dire incompréhensible pour le profane ) il est tout à fait normal que ce livre très "dense" donne lieu à de nombreuses interprétations (chaque "chercheur" n'en comprenant qu'une partie).
- Mais sans forfanterie, je pense être le seul (citez-moi quelqu'un d'autre) à soutenir que ses clefs (pour aboutir à des lieux) sont numériques et dissimulées dans la structure du livre et non pas son contenu (texte). A cette certitude déjà démontrée pour les Centuries de Nostradamus, j'ajoute une hypothèse déjà suggérée par Franck Daffos :
- L'abbé Boudet n'aurait écrit qu' un livre de plus sur l'origine des langues, et ce serait une autre personne (Jourde) qui l'aurait modifié et crypté une fois terminé par Boudet...
Merci de me donner votre avis
UlpiaN
:hello:

.
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Je ne me prononce pas sur le codage numérique du bouquin qui est possible mais pas prouvé à mon sens... Par contre je réfute le fait que le texte n'aurait aucune utilité... Il y a suffisamment d'exemples dans mon message précédent pour le prouver, même si mes conclusions demandent confirmation...
Pour moi le codage joue sur la transposition de mots et d'époques, le tout noyé dans un fatras de banalités et signalé par des "erreurs" volontaires...
Il me semble (mais c'est encore très ténu) qu'il s'agit d'un récit historique à tiroirs aux conséquences contemporaines...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par P.Silvain »

Bonjour CP1
Je n'ai JAMAIS dit que le texte n'aurait aucune utilité, d'autant plus que je ne m'intéresse pas à la linguistique mais aux rebus (devinettes)
Par contre, l'auteur du cryptage aurait rajouté des indications (comme le nord inversé) à des pages déterminées , et pour cela rajouté des citations (remplissage)
En application du PRINCIPE D'INVERSION qui est une des nombreuses clefs du Grand Secret, le texte (structure) indique des lieux (coordonnées angulaires), alors que la CARTE donne des renseignements.

Pour en savoir plus sur le codage numérique je vous conseille la lecture des 20 premières pages de la NOUVELLE JERUSALEM (cf TOPIC Etudes)
https://ulpian-theory.com/wp-content/up ... _v3_fr.pdf


:hello:

.
C. Alverda
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par C. Alverda »

crétin premier a écrit : 28 févr. 2026, 23:44 Je ne me prononce pas sur le codage numérique du bouquin qui est possible mais pas prouvé à mon sens... Par contre je réfute le fait que le texte n'aurait aucune utilité... Il y a suffisamment d'exemples dans mon message précédent pour le prouver, même si mes conclusions demandent confirmation...
Pour moi le codage joue sur la transposition de mots et d'époques, le tout noyé dans un fatras de banalités et signalé par des "erreurs" volontaires...
Il me semble (mais c'est encore très ténu) qu'il s'agit d'un récit historique à tiroirs aux conséquences contemporaines...
Salut C1, :hello:

Je te sens gonflé à bloc l'air de rien ! Voici une phrase de soutien pour ta noble quête : " ... Il est difficile d'admettre que l'oeuvre de l'abbé Boudet puisse apparaître telle une espèce de chambre à air entièrement faite de rustines." (dans la Préface de P. P.)

:wave:
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Salut Charly, P.Silvain et tous les z'ots...
En effet Charly je suis gonflé mais à bloc ou débloque, cela reste encore un suspens... :biggrin:
Il me semble tenir le bout de la pelote de laine mais il y a encore beaucoup de nœuds à défaire avant de tout détricoter... J'ai produit un nombre incalculable de théories sur la VLC sans jamais arriver à les insérer dans l'ensemble du bouquin mais aujourd'hui je pense en tenir une sérieuse parce qu'elle s'ancre dans diverses parties de ce livre labyrinthe, ce qui constitue un début encourageant mais demande encore pas mal de boulot...
P.Silvain, je suis en effet certain que la VLC a été "construite" comme une maison à colombages avec une structure longuement élaborée puis un remplissage rapide par des citations et du verbiage inconséquent, ce qui autorise Boudet à citer des articles de journaux récents dès le début du bouquin alors qu'il lui aurait été impossible de le produire en si peu de temps...
En fait, ce bouquin pourrait être transformé en jeu vidéo du genre "quête" se déroulant dans un immense manoir dont le but serait de retrouver une chouette en plâtre ou un vieux manuscrit en se baladant de la cave au grenier pour récupérer des indices planqués dans des coffres fermés avec des clés cachées dans une autre pièce et des mécanismes secrets... Bref, un truc de gamins... :biggrin:
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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