Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Non bien sûr... Ni les os taris pour des eaux amères... :biggrin:
Et encore moins l'eau de la fontaine salée pour les os de l'amère Michèle qui a perdu son chat... :beee:
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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grominet
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par grominet »

C’est surtout St Lazare qui a perdu son fil ?
La congrégation, de la mission à l’origine, a été citée et c’était parfait car Boudet le fait aussi.
Création certes par St Vincent de Paul comme ce dernier a tout fait pour envoyer Pavillon sur le terrain.
Un quadrillage en règle va débuter et des prêtres, tels les Delmas, vont tout recenser.
Exactement ce qui s’était passé 3 siècles plus tôt.
Étonnant qu’un évêché considéré comme de dernière zone bénéficie d’une telle sollicitude.
P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par P.Silvain »

grominet a écrit : 18 mai 2025, 20:25 C’est surtout St Lazare qui a perdu son fil ?
La congrégation, de la mission à l’origine, a été citée et c’était parfait car Boudet le fait aussi.
Création certes par St Vincent de Paul comme ce dernier a tout fait pour envoyer Pavillon sur le terrain.
Un quadrillage en règle va débuter et des prêtres, tels les Delmas, vont tout recenser.
Exactement ce qui s’était passé 3 siècles plus tôt.
Étonnant qu’un évêché considéré comme de dernière zone bénéficie d’une telle sollicitude.
Parce que Pavillon a veillé pendant 40 ans sur le tombeau du crucifié Jean le Baptiste alias Christian Rosenkreutz "A l'ombre de tes ailes Jehova " (citation extraite de la FAMA FRATERNITATIS)
Je rappelle que :
1° Le blason d'Alet comporte 2 ailes
2° Confer la gravure R+C qui montre la Nouvelle Jérusalem descendant du ciel et les 2 ailes de la cité chariot. (Ne pas confondre les ailes du chariot = Alet , avec les ailes de Jehova en HAUT dans le nuage)
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:hello:
robertrowell
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par robertrowell »

crétin premier a écrit : 17 mai 2025, 10:33 Je viens de constater un fait curieux sur la carte de la VLC... Les menhirs debouts formant un arc de cercle au Cugulhous oriental servant à déterminer le cercle ayant pour centre l'intersection entre la ligne nord sud, le chemin menant à Tribé et le ruisseau entre Bazel et Montferrand possède un frère jumeau au sommet du Bazel... En effet, les 8 menhirs debouts du Bazel forment aussi un arc de cercle sensiblement équivalent à celui des 8 menhirs du Cugulhous...
À mon avis, ce même nombre de menhirs semble indiquer que les deux arcs de cercle ont la même courbure et donc le même rayon, ce qui est important puisque le centre de ce nouveau cercle serait situé au delà du dessin, sans aucun repère pour le déterminer... Sauf que, si le rayon est le même que celui du Cugulhou, il suffit de le reporter sur la ligne nord sud pour avoir une précision acceptable... Il serait intéressant de voir par où il passe en le reportant sur la carte EM...

Robert :hello: pourra certainement nous fournir les dessins clairs et précis dont il a le secret concernant ces éléments...
Salut Pierre,

Je te réponds enfin:

Voici ce que donne le cercle dont tu parles. Sa circonférence ne semble pas traverser de points d’intérêt particulier. Je dirais aussi qu’elle me semble un petit peu trop grande par rapport à la forme de l’arc du Bazel, mais il est difficile de juger. Qu'en penses-tu?

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Bonne semaine à toutes et à tous.
robertrowell
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Message par robertrowell »

P.Silvain a écrit : 16 mai 2025, 13:28 Selon moi , la soi-disant montagne au sommet de laquelle Moïse reçut les tables de la Loi serait la grande pyramide
Bonjour Pierre.

Remarque intéressante. En tout cas, Boudet nous « autorise » à considérer les pyramides comme des collines et des montagnes :

« Ces mots dérivent du celtique dun, qui signifiait une éminence, une colline » (colline = éminence)

« Lactora, situé sur le sommet d'une montagne escarpée, au pied de laquelle coule le Gers, indique manifestement l'éminence où il est assis » (montagne = éminence)

« une éminence construite pour une sépulture » (éminence = sépulture, tombeau)

« Ils ensevelissaient les morts dans des tombeaux formés de terre et de pierres, élevés en cône et connus sous le nom de barrow, – barrow (barrô), tombe, tertre –. » (tombeau = cône)

« A part quelques ménirs, qui présentent la forme traditionnelle de cônes et de pyramides… » (cône = pyramide – c’est d’ailleurs le seul emploi du mot « pyramide » dans La Vraie Langue Celtique)

Conclusion : colline/montagne = éminence = sépulture/tombeau = cône/pyramide

Autre remarque : Boudet transforme pierre de « trow » en pierre de « trou ». Alors « barrow » deviendrait-il… Barou ?
P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par P.Silvain »

robertrowell a écrit : 19 mai 2025, 03:32
P.Silvain a écrit : 16 mai 2025, 13:28 Selon moi , la soi-disant montagne au sommet de laquelle Moïse reçut les tables de la Loi serait la grande pyramide
Bonjour Pierre.
Remarque intéressante. En tout cas, Boudet nous « autorise » à considérer les pyramides comme des collines et des montagnes :
MERCI Robert
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

robertrowell a écrit : 19 mai 2025, 03:03
crétin premier a écrit : 17 mai 2025, 10:33 Je viens de constater un fait curieux sur la carte de la VLC... Les menhirs debouts formant un arc de cercle au Cugulhous oriental servant à déterminer le cercle ayant pour centre l'intersection entre la ligne nord sud, le chemin menant à Tribé et le ruisseau entre Bazel et Montferrand possède un frère jumeau au sommet du Bazel... En effet, les 8 menhirs debouts du Bazel forment aussi un arc de cercle sensiblement équivalent à celui des 8 menhirs du Cugulhous...
À mon avis, ce même nombre de menhirs semble indiquer que les deux arcs de cercle ont la même courbure et donc le même rayon, ce qui est important puisque le centre de ce nouveau cercle serait situé au delà du dessin, sans aucun repère pour le déterminer... Sauf que, si le rayon est le même que celui du Cugulhou, il suffit de le reporter sur la ligne nord sud pour avoir une précision acceptable... Il serait intéressant de voir par où il passe en le reportant sur la carte EM...

Robert :hello: pourra certainement nous fournir les dessins clairs et précis dont il a le secret concernant ces éléments...
Salut Pierre,

Je te réponds enfin:

Voici ce que donne le cercle dont tu parles. Sa circonférence ne semble pas traverser de points d’intérêt particulier. Je dirais aussi qu’elle me semble un petit peu trop grande par rapport à la forme de l’arc du Bazel, mais il est difficile de juger. Qu'en penses-tu?

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Bonne semaine à toutes et à tous.
Salut Robert...
Merci pour ta contribution et la qualité de ton travail... Je remarque deux points intéressants...
1- si on rejoint les points d'intersection des deux cercles, il semble bien que cette ligne passe par les Lampos et l'intersection de la ligne nord/sud et de la ligne des 11°...
2- cette ligne semble également passer exactement sur le pont traversant la Sals...
Il serait également intéressant de situer le centre de ce cercle sur la carte d'état major de l'époque...
D'autre part on ne peut juger les différences infimes entre les courbures des menhirs... La carte reste un dessin, certes précis, mais un dessin quand même...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
Thierry Espalion
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par Thierry Espalion »

Bonsoir à tous,
Au sujet du cercle suggéré par la disposition des huit points près du Cugulhou du Levant, voici une autre proposition :

En haut de la carte, non loin du point près du Rialses, un autre point m'a interpellé : celui sur le ''i'' du mot Couiza. Ce point apparaît bien plus éloigné de la jambe du ''i'' que ne le sont les autres points sur les autres ''i''.

Ce point particulier est-il digne d'intérêt ? Ce n'est pas impossible.

Souvenons-nous tout d'abord que l'abbé évoque dans ce secteur, l'entrée d'un cromlech (autant dire un cercle) et qu'il y associe les valeurs ''16 ou 18''.
Certes, il y est question de pourtour, et cette précision a une autre utilité (déjà présentée sur le forum) mais l'abbé a pu saisir cette opportunité pour signifier en plus, la valeur ''centrale'' 17. En l'associant à son cromlech, l'intention pourrait être de suggérer un cercle de rayon 17.

Un tel cercle, centré sur le point du ''i'' de Couiza, épouse la courbe définie par l'ensemble des points se trouvant dans le secteur du Cugulhou du levant.

Pour être précis, cet ensemble de points, suggérant un arc de cercle de grand rayon, est constitué de 8 points. La précision me semble excellente pour les 7 premiers points, mais pas pour le dernier. Il n'est pas impossible que cet ensemble de 8 points ait été conçu pour être considéré comme 1 et 7 points, suggérant ainsi la valeur 17. L'astuce serait belle.

La suggestion d'un tel cercle, de rayon 17, viendrait en complément de bien d'autres observations, soulignant l'importance de ce nombre. L'abbé la suggérait déjà au sein du livre, et de diverses manières sur la carte.
En matérialisant cet ''arc de cercle'' auprès du Cugulhou du levant, l'intention pourrait être d'associer 17 et soleil levant...

J'ajoute que ce ''Cromlech'' de rayon 17 passe à la base du fameux faciès diabolique. Il pourrait s'agir d'une astuce supplémentaire pour associer ce ''Lucifer'' au 17. J'ai déjà démontré son lien avec le ''17 janvier''.

A noter que le centre de ce cercle se trouve proche du confluent de la Sals et du Rialses. L'abbé insiste sur la direction ''au couchant'', répétée plusieurs fois en évoquant ce secteur. Un lien avec le secteur du Cugulhou du levant, n'a rien de surprenant.
Et peut-être allons-nous découvrir que le centre de ce cercle est également associé à une observation ''solaire'' ?
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par P.Silvain »

Salut
Tu seras surpris quand tu apprendras dans quelle circonstance intervient 17 . Je ne peux le publier aujourd'hui , mais UlpiaN va te faire une confidence : il s'agit d'un angle !
:hello:
robertrowell
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par robertrowell »

Bonsoir à toutes et à tous,

J’ai terminé mon message d’il y a quelques jours en parlant des radeliers de l’Aude, et notamment de ce que racontait Boudet sur la difficulté de passage dans le coude formé au confluent Aude-Sals, obstacle qui finira par être franchi :

« La longue rame du radelier, engagé avec son carras dans ce coude incommode, avait bientôt raison de la difficulté, et le train flottant poursuivait lentement son voyage… »

Pourquoi « bientôt » ? Parce que l’arrêt du voyageur à cause d’un obstacle (difficulté) ne dure qu’un bref instant :

« Le labyrinthe (série d’obstacles) égyptien et Mesraïm, premier roi du pays, nous ARRETERONT à peine un INSTANT… Mesraïm seul peut nous METTRE SUR LA VOIE et nous montrer l'ISSUE de ce labyrinthe »

Cet instant d’arrêt est ce que Boudet appelle aussi un « repos MOMENTANE », et le passage suivant (sur le mot basque pour « obscurité ») nous fera comprendre pourquoi on parle d’instants, de moments :

« L' « obscurité, ilhuntasuna » seule interrompait les fatigues de la chasse journalière… et lorsque, dans leurs courses vagabondes, la lassitude les obligeait à prendre un REPOS MOMENTANE dans l'ombreuse profondeur des bois, cette ombre dévorait l'excès de leur chaleureuse ardeur… et plaçant sous leur tête une pierre ou un tronc d'arbre, ils appelaient à eux le « SOMMEIL… »

L’arrêt du voyageur devient ainsi nocturne, c’est le « repos de la NUIT ». Sa durée est « momentanée », sans doute parce qu’on a toujours l’impression que le sommeil n’a duré que peu de temps lorsque on se réveille le matin !

Bref, on s’arrête, on se repose, en attendant… la lumière.

Boudet décrit le lit du repos de la nuit comme une « natte » ou « paillasson ». Il dit aussi que :
- les terrains boueux, marécageux, sont remplis « de JONCS et de cette GRAMINEE que l'on retrouve dans tous les sols humides ».
- les terrains marécageux « produisent en abondance un GRAMEN [qui] porte, en dialecte languedocien, le nom de paillo dé bosc, et en celtique, celui de PAILLE de marais… »

Avec quoi fabrique-t-on des nattes et des paillassons ? Avec des joncs et de la paille ! Voire des feuilles de papyrus… Ce que Boudet est en train de suggérer est que le LIT du repos est celui d’une zone marécageuse, boueuse, dans laquelle poussent des joncs, de la « paille de marais », du papyrus. Ce fait est important, car l’arrêt ou repos de la nuit dont Boudet parle devient – comme dans le coude à Couiza – celui de l’EAU. Les eaux stagnent et « meurent » parce qu’elles sont arrêtées par un obstacle (n’ont pas d’issue), comme dans la mer MORTE :

« Gomorrhe nous dévoile la transformation de la belle vallée en un marais aux eaux stagnantes ».

Comment sortir de là ? Eh bien, de l’eau freinée par un obstacle ne peut sortir de là qu’en s’évaporant. Et la « clé » qui permet cette sortie (par voie aérienne, évidemment) est la lumière solaire qui, en délivrant les eaux mortes de leur lieu de captivité, assure la continuité du cycle. C’est le renouveau, la ressuscitation, la résurrection. Concrètement, l’eau pure se sépare de la matière terrestre qui la rendait impure, pesante. Figurativement, pour accéder au ciel, on doit abandonner notre fardeau, nos ornements, nos vêtements et même notre savoir (« connaissances MATERIELLES », dit Boudet). Sans oublier notre croix. Tout cela pour nous soulager, alléger, et revenir à l’état pur, dénudé, naïf (« sans intelligence »).

Boudet évoque cette purification (affinage), en parlant des « vapeurs semblables à des brouillards s'élevant au-dessus des foyers d'affinage ».

Evidemment, l’eau ainsi élevée au ciel reviendra plus tard sous forme de pluie, complétant le cycle – c’est la réincarnation, la personnification :

« Ce héros fameux (Hercule) prend une REELLE CONSISTANCE et REVET le caractère de la vérité, dès qu'il PERSONNIFIE la nation celtique. »

Entre temps, la matière déposée par l’eau, à la fin de son voyage terrestre, reste sur place, témoignant ainsi du processus à la fois de repos (mort) et de résurrection. Dans La Vraie Langue Celtique, cette matière prend de nombreuses formes, dont des fruits récoltés, du blé, des restes ou fossiles de poissons… La liste est longue.

(suite dans le message suivant)
robertrowell
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par robertrowell »

(suite)

Parfois Boudet met la mort en relation avec la notion de sacrifice, c’est-à-dire une offrande ou présent à Dieu :

« Abel… offrait à Dieu des sacrifices… et le Seigneur regardait favorablement ses présents ».

C’est ce que Boudet appelle le « repas nécessaire », qui a naturellement lieu sur une « table », terme que Boudet emploie également pour décrire le dolmen (« table de pierre, table de distribution »), c’est-à-dire l’autel... du sacrifice (offrande à Dieu).

Le sacrifice de Vercingétorix bénéficie d’un traitement tout particulier. Boudet dit au sujet du « magnanime Arverne », qu’il « s’est livré aux Romains pour sauver ses frères d’armes ». Son intention ici est sans doute de créer un parallèle avec la crucifixion du Christ, lui aussi à la fois livré aux Romains, sauveur de son peuple, et surtout sacrifié sur un autel :

« Le véritable autel a été dressé à Jérusalem, et le sang de la victime a baigné l'univers ».

Cette phrase est très intéressante, car elle évoque non seulement la mort, mais aussi les conséquences de cette mort : le sang de la victime revient pour baigner l’univers. A mon avis, Boudet a choisi ce passage parce qu’il reflète parfaitement ce qui se passe dans le cycle de l’eau : l’eau qui « meurt » se ressuscite (par évaporation) et redescend plus tard pour baigner de nouveau la Terre.

C’est aussi ce qui est exprimé dans le passage suivant :

« Un homme reverserait les mérites de son expiation sur la tête de ses frères. C'est la vie de l'humanité rachetée par la vie d'un homme, »

En choisissant de telles phrases (qui sont des citations de Joseph de Maistre), Boudet attribue des proportions cataclysmiques à la période autour du Christ, dont la mort est associée à une sorte de nouveau déluge (le sang de la victime baigne l’univers). En effet, dans les deux cas (déluge et mort du Christ), Boudet décrit un scénario de changement majeur de niveau planétaire. Avant le déluge, « les crimes contre nature s’accumulèrent…, les hommes ont rempli toute la terre d’iniquités ». Tandis que dans le cas du Christ, Boudet parle « d’une époque misérable qui précédait la venue nécessaire et immédiate du Sauveur attendu par les nations ».

D'ailleurs, trois dates sont prises par Boudet comme dates de référence (« avant »/ « après ») : la création du monde, le déluge et la venue du Christ. Notamment :

« Quelques historiens fixent leur émigration (des Ibères) dans l'année 523 APRES le déluge, c'est-à-dire, 1824 ans AVANT Jésus-Christ. »

Au sujet de déluge et de l’eau en général, je suis arrivé à la conclusion que Boudet veut qu’on compare la vie (et la mort) des hommes à celle des cours d’eau, à tel point que les sorts des uns et des autres deviennent indissociables. Au risque de me faire prendre pour un fou, j’irai même plus loin : Boudet veut qu’on traite les hommes célèbres de l’Histoire – et surtout ceux de la Bible – comme des métaphores pour des cours d’eau. En effet, tout comme les hommes « se multiplient » et « remplissent la terre », les eaux font pareil, grâce au cycle de l’eau qui redistribue l’eau sur terre, formant un vaste réseau de ruisseaux, rivières, etc., faisant tous partie d’une sorte d’arbre généalogique unique.

Enfin, au sujet du « sang d’une victime qui baigne l’univers », est-ce une coïncidence si l’année de la mort de Mathusalem, « dont la longévité a surpassé celle des autres hommes », est la même que celle du plus gros recyclage des eaux (opéré, bien sûr, par Dieu-Soleil) raconté dans la Bible, celui du déluge ? En d'autres termes, est-ce la mort de Mathusalem qui a provoqué le déluge?

Que les hommes soient des cours d’eau ou vice versa, toujours faut-il que de l’eau soit enfermée dans un espace plus ou moins clos pour que Dieu « opère un prodige ». Voilà pourquoi, à l’obstacle formé par le coude à Couiza, Boudet évoque une « petite baie », que Wiktionnaire définit comme un « petit golfe marin à l’ENTREE RESSERREE »

Le cromleck même possède cette fonction de retenue d’eau, avec son entrée resserrée au confluent Sals-Rialsés:

« Au temps des Celtes, l'accès de la gorge était sans doute fort difficile, parce qu'une longue barrière de roches plongeant dans la rivière en défendait l'entrée. »

Pour le petit cromleck, même discours. La question est : où se trouve son « entrée » ? Eh bien, si les mêmes règles s’appliquent aux grand et petit cromlecks, l'éntree devrait se trouver là où il y a :
- un tournant dans la rivière
- une jonction entre deux cours d’eau
- une croix
La jonction Sals-Breychos répond évidemment à ces trois critères.

(suite dans le message suivant)
robertrowell
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par robertrowell »

(suite)

Revenons à la « petite baie » qui devrait – ou devait – se trouver à la jonction Sals-Breychos. En parlant du coude à Couiza, Boudet dit :

« Ce coude offre, en effet, une véritable ressemblance avec une petite baie »

Examinons les quelques passages dans La Vraie Langue Celtique où il est question de « baies » :

« Rodo (languedocien), une roue – Roâd (rôde) (anglo-saxon), baie, rade ». (On en déduit qu’une baie ou rade est ronde, circulaire…)
« Tout ce pays produisait des BAIES et des grains… Et qu'on ne soit pas étonné de voir les BAIES de la VIGNE, les RAISINS entrer dans la composition de Climberris, car la vigne existait dans les Gaules à l'état sauvage. »
« Les Gaulois du Languedoc avaient même poussé l'ART DE FAIRE LE VIN à un DEGRE REMARQUABLE, puisqu’on trouvait des fouleurs de RAISINS… »

Quel « degré remarquable » ? De teneur en alcool ? Comme stade d’avancement ? Comme unité de mesure ?

Quelle que soit l’intention exacte de Boudet dans cette phrase, elle n’est certainement pas anodine. Le verbe « pousser » (jusqu’à…) suggère qu’on parle d’un stade d’avancement. Et Boudet savait très bien que l’expression « faire du vin » allait nous faire soupçonner une allusion au Christ.

Stade d’avancement… Jésus-Christ… Boudet fait-il référence à la Passion du Christ, qui commémore le chemin de croix, avec ses quatorze stations (degrés d’avancement) ? Plus précisément, le « degré remarquable » est-ce une référence à la onzième station, qui représente non seulement Jésus cloué à sa croix, mais qui rappelle aussi la ligne des onze degrés qui passe par la jonction Sals-Breychos, marquée par la croix de mission ? Lorsqu’on lit dans les Observations Préliminaires, que des chercheurs et des historiens « ont POUSSE LE PLUS LOIN POSSIBLE leurs investigations PASSIONnées », on a bien l’impression que le sujet principal, une fois de plus, n’est autre que Jésus-Christ.

Pour résumer, le coude à la jonction Sals-Breychos représente un obstacle qui freine l’avancement de l’eau dans une sorte de baie (de forme circulaire – le petit cromleck ?), favorisant ainsi son évaporation. Nous savons que cette jonction se trouve sur la ligne des 27,8° conduisant directement – par voie céleste ! – jusqu’aux Angles – là où la rivière Aude commence son cours…

La scène qui se présente à l’esprit est la suivante : le pêcheur à la ligne (Angle) vient pêcher « sa part du pillage » (le poisson, le sang du Christ, purifié et délivré de ses ornements terrestres), à la jonction Sals-Breychos, et s’envole vers un sommet lointain : les Angles. L'eau ainsi purifiée redescend sur Terre et recommence son voyage terrestre, là où l’Aude commence son cours. Le résultat est un apport important en liquide, qui va élever le niveau du fleuve, ce qui permettra au radelier, bien plus loin, de « bientôt avoir raison de la difficulté », et franchir l’obstacle au confluent Aude-Sals, à Couiza.

Il me parait logique de déduire que la même chose doit se passer dans le coude dans lequel se trouve la jonction Sals-Breychos. A savoir, le radelier Boudet « a bientôt raison de la difficulté », permettant au « train flottant » de « poursuivre lentement son voyage jusqu’au point où il devait prendre terre ». En effet, lorsqu’on examine la carte de Boudet, on ne perçoit pas (plus) d’obstacle à cet endroit, car la Sals coule sans interruption jusqu’à et au-delà de son confluent avec le Rialsés. Ce qui n’exclut pas le dépôt d’une partie de son fardeau à la jonction Sals-Breychos. Au contraire, abandonner quelque chose est une obligation de passage, et la croix (des restes de poisson !) en est un symbole.

Boudet raconte que la fin du voyage du radelier de l’Aude est la « DIFFICULTE TROP GRANDE » à Carcassonne. Hélas, il ne nous indique pas ouvertement la destination finale de son propre voyage. Jusqu’où a-t-il poussé ses propres « investigations PASSIONnées » ?

Je sais que vous n’êtes pas tous des fans du Serpent Rouge, mais parfois ce document exprime clairement les intentions de Boudet. Voici un extrait qui me parait très pertinent :

« Revenant alors à la blanche colline (Blancfort), le ciel ayant ouvert ses vannes, il me sembla près de moi sentir une présence, les pieds dans l’eau comme celui qui vient de recevoir la marque du baptême, me retournant vers l’est, face à moi je vis déroulant sans fin ses anneaux, l’énorme SERPENT ROUGE cité dans les parchemins, salée et amère, l’énorme bête déchaînée devint au pied de ce mont blanc, rouge de colère. »

Vous aurez compris : le Serpent Rouge est une métaphore pour la rivière Sals (aux eaux ferrugineuses, salées et amères) qui, grâce à un nouvel approvisionnement en eau (« le ciel ayant ouvert ses vannes »), devient comme une bête enragée aux multiples anneaux (courbes, méandres), et libérée (« déchainée ») de tous les entraves qui empêchaient son avancement. A ce sujet, nous savons tous que la Sals est une rivière capricieuse encline à des crues soudaines et parfois meurtrières.

(Fin)
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par grominet »

Le poisson, en langue « celtique «  ferait penser à Tobie or not Tobie ?
Ce qui fait dessiller…
robertrowell
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par robertrowell »

grominet a écrit : 24 mai 2025, 09:34 Le poisson, en langue « celtique «  ferait penser à Tobie or not Tobie ?
Ce qui fait dessiller…
That is the question!
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Salut à tous et toutes...
PPSC avait sans aucun doute lu le merveilleux roman de Marcel Pagnol "Manon des sources"...
L'eau devient rouge parce que la rivière reçoit des alluvions d'oxyde de fer (rouille) emportées par le ruissellement (Boudet nous cite deux fois le mot anglais "rash") venant du Scarrajols (désignant vraisemblablement une ancienne mine de fer dont les eaux souterraines chargées d'oxyde de fer dégorgeraient lors de fortes pluies... La couleur rouge pourrait aussi être provoquée par la bauxite ou la latérite mais j'ignore si on en trouve à RlB...
Concernant les 14 stations du chemin de croix, il me semble que Boudet y fait allusion dès la page 23 en signalant "et du soir et du matin se fit le premier jour. Cependant, César ne se trompe pas en AVANÇANT que les Gaulois comptaient le temps, non par les jours, mais par les nuits; les descendants des Tectosages disent encore fortnight quatorze nuits, pour exprimer le temps écoulé en deux semaines..."
L'idée serait qu'après ces quatorze nuits (quatorze stations) vienne le jour (la résurrection)...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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