Philemon a écrit :Bonjour,
il a choisi ces deux documents (article SESA et Rapport Cros) parce qu'ils permettaient et d'utiliser l'histoire de RLC (mais pas que... il y a un autre élément qui intéresse Plantard.) et surtout d'intégrer un Prieuré de Sion (PS) qui jusque là n'avait pas beaucoup servi...
Ce n'est qu'une opportunité sur laquelle il a sauté ! Il aurait tout aussi bien pu prendre deux autres "reliques" de RLC et composer une autre anagramme !
Bonjour à tous.
La démonstration de Philémon sur la fabrication de la phrase Bergère à partir de la stèle est parfaitement convaincante et logique.
Cependant les questions de Th. Espalion sur les détails de la chose me semblent pertinentes. Je me les suis posées aussi, même si je n'en avait pas fait état.
Voici quelques réflexions en vue d'une synthèse
La phrase bergère etc. est un montage de Pierre Plantard.
Mais elle pourrait ne pas partir de rien, et reposer sur un travail antérieur dont PP aurait eu connaissance.
Une des pièces maîtresses du pseudo décodage est une anagramme de 128 lettres et un passage par 2 échiquiers,
soient 128 cases.
S'il y a eu un travail antérieur de quelque valeur, il faut le chercher du côté de Boudet. Et justement...
A ma connaissance la couverture de LVLC n'a guère été étudiée. Or elle est riche de détails intéressants.
LAVRAIELANGUECELTIQUEETLeCromleckdeRenneslesBainsPARlAbbéHBOUDET : 64 lettres
CURÉDERENNESLESBAINSAUDEIMPRIMERIEFRANCOISPOMIÈSRUEDELAMAIRIE50. 63 lettres et 1 point
J'ai compté le point après 50 pour deux raisons:
- c'est le seul de la couverture, et n'a aucune raison d'être là.
- l'exemple du point après CELTIQVE montre à quel point Boudet sait utiliser ce signe typographique.
Autre anomalie: l'année de publication au milieu de la couverture.
Si vous connaissez un autre livre ainsi présenté, faites-le nous connaître.
J'ai déjà vu des dates de parution dans l'incipit, sur la page mentionnant le dépôt légal en fin de volume, et en quatrième de couverture, mais jamais au centre de la première de couverture.
1886 est là en plein milieu, en grands caractères. Les chiffres 1, 8, 8, et 6 ont un sens, si la pensée Boudet en a un.
Et la carte de LVLC se décrypte en comptant les signes du titre aux nombres de 1, 8, et 6, voir mon site et l'exposé du 17 janvier.
Et justement, que trouve-t-on dans la phrase Bergère etc ? 681.
Plantard, en bâtissant son anagramme, s'est donné la peine d'inclure ces 3 chiffres.
Ce n'était nullement nécessaire pour fabriquer une machine à susciter les fantasmes des chercheurs crédules, pour résumer l'idée de Philémon. On a Teniers, Poussin, les pommes bleues, tout un tas de matière à rêver. L'absence de 681 n'aurait pas nui à l'efficacité du procédé. Mais voila, les chiffres sont bien présents.
Pour rappel ils figurent sur le dessin de stèle publié dans le bulletin de la SESA. Je ne reviens pas sur les liens unissant ce dessin et la carte de Boudet.
Il y a un rapport entre au moins une partie de la phrase et les œuvres de 1886 et 1906.
Plantard n'a pas fait totalement n'importe quoi en toute liberté.
Et on est loin d'avoir une compréhension satisfaisante de cette couverture.
Il nous reste bien du travail.
remarque:
On peut aussi s'amuser a faire:
CARCASSONNEDroitsdetraductionetdereproductionréservésCARCASSONNE 64 lettres
Juste une fantaisie de ma part. Le mot Carcassonne est isolé, à un endroit ou il n'a rien à faire, puisqu'il devrait être inclus dans l'adresse de l'imprimerie. Boudet ne peut avoir posé ce mot à cet endroit par fantaisie.
Je n'insisterai pas plus outre sur la valeur de cette ligne, les deux premières étant suffisantes pour évoquer une suite de 128 lettres.