Bonjour à toutes et à tous,
Hier, j’ai avancé que la ligne des 27,8° qui traverse le cromleck, passe également par trois endroits hors carte évoqués par Boudet. Il s’agit d’Axat, Roquefort-de-Sault et Les Angles. Voici la ligne en question, tracée depuis Rennes-les-Bains sur le site Géoportail :
Maintenant, examinons ce que Boudet dit dans son livre sur ces trois lieux, à commencer par Axat :
« Axat… marque le POINT EXACT DE DIVISION entre les deux tribus des SORDES et des ATACINI »
Ensuite, Roquefort :
"Le village de Roquefort… est DIVISE EN DEUX PARTIES, dont l'une s'appelle Roquefort, et l'autre plus considérable, porte le nom de Buillac… Les habitants de Roquefort [sont] moins favorisés du côté du sol…"
On voit bien sur la carte que Roquefort se trouve à l’est de la ligne des 27,8°, et Buillac à l’ouest. Boudet précise que Buillac est « plus considérable » que Roquefort, dont les habitants sont « moins favorisés ». La raison de cette disparité de prospérité est expliquée dans un autre passage de La Vraie Langue Celtique :
« Les SORDES… étaient fixés dans les vallées et les montagnes des Pyrénées-Orientales… Les ATACINI habitaient la pente du nord et aussi la pente occidentale de ces montagnes dans lesquelles l'Aude et l'Ariège prennent leur source. Les forges catalanes étaient encore plus nombreuses dans cette région que dans les Pyrénées-Orientales ; il est juste de dire que le pays de production était plus étendu ».
La conclusion est : Buillac se trouve chez les Atacini, Roquefort chez les Sordes, et les deux sont divisés par la ligne des 27,8°, comme c’est indiqué par Boudet lorsqu’il parle d’Axat.
Parlons enfin des Angles :
Dans ses « Observations Préliminaires », Boudet dit, en parlant du flambeau :
« Son premier rayon est tombé sur LE NOM DES TECTOSAGES. »
Le fait que ce premier rayon « tombe sur le nom des Tectosages » semble avoir une certaine importance pour notre prêtre, comme un déclic lui permettant d’enfin comprendre quelque chose. Vraisemblablement, cette chose est en lien avec un peuple, les Tectosages, qu’il identifiera plus tard comme celui qui parlait la « vraie langue celtique », c’est-à-dire la langue anglaise moderne.
La question est : quel est ce « nom des Tectosages », sur lequel le premier rayon du flambeau (le soleil) est tombé, et qui a provoqué ce déclic ? Persuadé que la réponse devait se trouver quelque part dans son livre, j’ai fait une liste de tous les peuples faisant partie, selon Boudet, de la grande famille des Tectosages. Dans cette liste, seulement deux noms avaient un rapport évident avec la langue anglaise, ou langue anglo-saxonne: les « Angles » et les « Saxons ». Pour moi, donc, le premier rayon a dû tomber, d’une manière ou d’une autre, soit sur les Angles, soit sur les Saxons.
C’est là que j’ai remarqué sur la carte de la région, à 40 kilomètres environ (à vol d’oiseau) au sud-ouest de Rennes-les-Bains, le village pyrénéen de Les Angles, assis sur un modeste monticule, à 1640 mètres d’altitude, sur les hauteurs du plateau du Capcir. Mais quel rôle ce village lointain pouvait-il bien jouer dans l’histoire du cromleck de Rennes-les-Bains ?
Boudet parle longuement de la tribu des Angles dans son chapitre consacré aux amas de restes de poissons (rebuts de repas) abandonnés par des pêcheurs danois. Voici l’interprétation qu’il donne à la tribu qui porte ce nom :
« to angle = pêcher A LA LIGNE »
Il donne cette explication TROIS fois (c’est le seul nom dans La Vraie Langue Celtique qui bénéficie d’un tel traitement), comme s’il voulait souligner son importance. Son intention était-elle de faire un jeu de mots, en évoquant la LIGNE des 27,8° qui relie Les Angles à Rennes-les-Bains, et notamment la jonction Sals-Breychos, là où se trouveraient, abandonnés par ces pêcheurs sur les bords de la Sals, les restes d’un « poisson » particulièrement reconnu ?
Le passage suivant semble confirmer cette possibilité :
« A l'époque où Strabon (20 ans après Jésus-Christ) et Pomponius Mela (43 ans après Jésus-Christ), écrivaient leurs traités de géographie, le midi de la Gaule faisait partie de l'empire Romain sous le nom de Provincia, et les eaux minérales des Redones étaient très fréquentées par les conquérants ; ceci explique, comment ces géographes ont parlé de fossiles [restes de POISSONS] reconnus SUR LES BORDS DE LA RIVIERE SALEE.
Attention : je ne crois pas deux secondes que les restes de Jésus-Christ se trouvent réellement sur les bords de la Sals. Pour moi, les restes en question sont simplement une allusion à la croix située à la jonction Sals-Breychos.