garamus a écrit : ↑27 mai 2021, 23:19
"Bonjour à tous les chercheurs (ses) qui perdent leur temps, comme moi, dans cette histoire "
J'ai dit ça pour rire, Jasmina.
Cette école de rlbc est une formidable école ésotérico-spirituelle selon moi. Et je ne le pense pas. Je le sais!
Boudet et PP pèteront à la gueule de tous les nieurs
Bonjour à tous, Garamus,
Ton élégante formulation invite à penser - une fois de plus ! - que l'abbé Boudet et P. P. partageaient le même "point de vue".
Singulière affirmation, car si P.P. décline avec constance les facettes de l'hermétisme dans toute son œuvre, l'abbé Boudet est tout sauf un hermétiste. Je suppose que ta confusion tient à l'utilisation du mot "pun" dans la VLC et à ceux qui relient l'alchimie à la Langue des Oiseaux de Fulcanelli. Or si Dujols crée ce terme,(en 1926 !) par adaptation de la Langue des Dieux de Grasset d'Orcet (première manière), il n'y a évidemment QUE dans les Fulcanelli que ce terme est employé ; cela pour des raisons éditoriales, la multitude des traductions d'une langue dans l'autre des ouvrages alchimiques ne permettant évidemment pas d'utiliser une "cabale phonétique" basée sur des jeux de mots, l'assonance, les rébus, quant à l'emploi oblige du grec "pélagien"...
Les alchimistes reconnurent leurs combinaisons et permutations des quatre "éléments" et des trois "principes" dans les spéculations de la kabbale chrétienne dès qu'elle fut dans l'air du temps. C'est pourquoi NIcolas Valois utilise l'expression "icelle kabbale traditive" et que le livre de l'autre Nicolas est dit provenir des juifs persécutés.
Que ce soit dans L'Or de Rennes, ou dans sa préface à la VLC, P. P. ne trouvant nulle trace d'hermétisme dans l'œuvre de l'abbé "alchimise" donc la VLC, avec le reste des éléments présents dans le Razes, lieux et actions des personnages, non sans humour d'ailleurs. Le moins que l'on puisse dire est que tu ne fais pas partie des "happy few" qui ont compris sa dé-marche !
Le "roman" nous apprend qu'il faut attribuer les parchemins à l'abbé Bigou. Mais là où l'abbé " n'avait fait, somme toute, qu'exercer, de façon certes insolite, l'art de la cryptographie", un homme, après lui, concevra et mettra à exécution une entreprise vraiment fantastique : après avoir grimé un atlas en traité de linguistique, il truquera tout le paysage qui entoure Rennes-les-Bains. [...] Complétant l'ancienne piste déjà ébauchée par d'autres avant lui, il parcouru inlassablement la montagne, créant des repères partout où il en manquait ; non seulement il jalonna le chemin de croix, mais il fit scier et déplacer les menhirs, remodela la silhouette de son église et alla jusqu'à truquer plusieurs tombes du cimetière."
"Que diable

l'abbé Boudet voulait-il confier à des happy few tout en le dissimulant au plus grand nombre ? La réponse, pour stupéfiante qu'elle soit, est celle-ci : le secret d'un lieu, les précautions à prendre pour y accéder, le silence à garder après sa découverte."
"Tout est dit aux pages 120 à 126 de l'étrange ouvrage. Dépouillé de son habillage, le texte est en effet le suivant : "Janvier : le mauvais temps arrête les travaux.... ... ..."
"La cartographie de l'abbé Boudet n'est pas moins subtile que sa linguistique [...]Des éléments permettent "de déterminer des alignements, de même que les nombres qui correspondent aux longitudes, aux latitudes... enfin, parmi ces éléments, des dates car l'auteur utilisant le cromlech comme un gnomon, a établi ses alignements en fonction de l'ombre projetée par le soleil sur certains repères."
Quelques pages plus loin il est dit "que sur l'étrange piste ébauchée par d'autres avant lui [...] sur cette piste insolite, le voyageur curieux apprend à chaque pas quelque nouveau rudiment d'une LANGUE ÉTRANGE dont les mots sont parfois un tableau, parfois une sculpture, parfois une roche, parfois même une ombre projetée."
(C'est moi qui surligne)
L'abbé Saunière étant le "fidèle disciple" de l'abbé Boudet "a voulu, et à si bien fait, que la lecture de son message cartographique fasse surgir comme en contrepoint un faisceau de symboles permettant au visiteur initié de déceler la profession de foi ésotérique qui signe l'ensemble et en situe les auteurs.
[...]
Personne, ou presque, n'imagine que des statues religieuses puissent cacher une cartographie. C'est pourtant le cas ici : une visite approfondie va progressivement nous en convaincre."
Tu aurais dû tourner sept fois la langue des oiseaux dans ta "bouche" avant de parler !

B. C. N. U. !