Bonsoir,
C. Alverda a écrit : ↑03 nov. 2026, 22:25
Ces tableaux sont une déclinaison des enseignements de la Monade de Dee, des "alphabets chimiques" de Monte-Snyder et de la villa Palombara à usage du " ternaire celtique " !
John Dé ou la monaDélogie
Le mensuel « Vaincre pour une jeune chevalerie » se manipule comme un dé à 6 faces donc un cube, 6 numéros de 4 pages, 6 faces = 4 angles , soit 24 pages qui s'interpénètrent comme les articles, d'où une lecture difficile et hachée comme un puzzle à reconstituer, voire même un aspect labyrinthique qui surprend même le lecteur le plus attentif. Cette méthode particulière, à l'image de la mécanique de pensée, est propre à Plantard, il va la réutiliser tout au long de ses créations.
Dans mon post précédent, j'ai conclu en citant La République de Platon car Pierre Plantard a des similitudes avec la pensée néo-platonicienne : l'Atlantide, le dodécaèdre, l'allégorie de la caverne et La République de l'âme.
Maintenant, je reviens sur un aspect plus factuel : la datation de Vaincre. Le seul élément probant et vérifiable à ce jour de son existence repose uniquement sur l'article qui en fait mention dans le journal « Au Pilori », dans la rubrique « Micro et Confessions », du 19 novembre 1942.
En somme, cet article parle uniquement des statuts et de l'administration de l'organe mais rien ne dit qu'il s'agit là d'un périodique voué à durer, pas de date, pas de numéro, pas de référence à des contributeurs.
L'élément tangible reste le mensuel papier déposé à la BNF relié par Bellevallée, consultable sur Gallica mais rien ne permet d'affirmer qu'il date bien de l'époque indiquée, en effet :
1- la date de dépôt de l'imprimeur ne correspond à aucune déclaration de l'imprimeur Poirier-Murat et ,même plus, il n'y a aucun dépôt de Vaincre notifié dans les registres des imprimeurs et des éditeurs pour l'année 1943.
2- dans la période d'occupation et d'après-guerre, les imprimeurs et éditeurs se plaignaient de la pénurie de papier et de sa mauvaise qualité. La revue « Initiation Magie Science » n'échappe pas à ce constat, comme le soulignent les éditions des Champs-Elysées, dans le numéro 1 : « Les tirages étant en ce moment très limité, à cause de la pénurie de papier... ». A côté de cela, Vaincre est d'une blancheur déconcertante, tout autant que le nombre de tirage !!
3- dans l'article de 1946 sur l'Agartha, il fait un renvoi en bas de page « n°2, 3,4 de Vaincre 1942. Ces présents écrits sont propriété privée de la revue et ne peuvent être reproduits même partiellement qu'après autorisation de cette dernière ». Or, Pierre Plantard n'indique pas le numéro 5 de janvier 43 qui contient l'essentiel de son sujet sur l'Agartha.
En clair, je pense que Vaincre est postérieur à son article paru dans « Initiation Magie Science » de 46. Que pour le réaliser, P.P a utilisé une
compilation de notes, patiemment collectée au fil des années puis a construit sa mise en page sur le modèle du dodécaèdre dépliable.