Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

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heron
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

heron a écrit : 11 août 2025, 10:48 page 271-8ème ligne, il écrit :  « On a extrait par l 'analyse les éléments constitutifs mais il a fallu au moyen de réactifs les séparer, les disjoindre, les obliger à prendre des combinaisons qui soient connues et que l'on puisse aisément distinguer ».
Merci Heinrich pour ta réponse qui complète le post sur la substance similaire entre la Madeleine-Reine de Boudet, la Marie-Madeleine de Saunière et la Hélène Ennoia de Doinel.
Et si on s'arrête en aplomb sur les passages cités de la VlC, on remarque que la méthode employée par Boudet est digne d'un horloger du langage.
En effet, il va se servir de mots en italique pour construire sa mise en page et délivrer son message tout en réfutant, l'instant d'après, certains d'entre eux pour mieux faire émerger d'autres « On ne peut assez regretter que les noms des sources du pont, du cercle et des escatados soient complètement perdues », placés sans cohérence et égarés dans le texte !
Syllogisme, analogie, métaphore, dans ce chapitre notre curé décrit Madeleine Reine comme saturée d'un sel blanc cristallisé de fer avec des écailles d'une belle couleur verte. Elle aiguillonne, excite et anime, telle l'aiguille d'une boussole.
Cela tombe sous le sens, les trois mots magiques Reine, Madeleine, Gode pointent au septentrion de la pagination aux 28 lignes !
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crétin premier
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par crétin premier »

Salut Héron et tous les z'ots...
Oui, la Gode aiguillonne tout comme l' "aguillouné" du nouvel an où les enfants quêtent leurs étrennes avec une pomme (bleue ??? ) fichée au bout d'une pique ou comme l'Atax des Atacinis provenant du grec "ataxia" signifiant "désordre"... L'Atax coule du sud vers le nord et le nouvel an est censé représenter le moment où les sept bœufs de labour retournent vers le sud...
Il ne faut pas oublier que l'abbé nous parle des deux Aleth (qu'on peut faire dériver du grec "aletheia" signifiant "vérité") dont l'une a disparue... Faire disparaitre une vérité peut provoquer de graves désordres car le cycle est interrompu....
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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heron
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

« La prétention d'enserrer le langage dans d'étroites limites a quelques chose d'attrayant : mais elle est loin d'être juste ». H. Boudet

Cayrolo de Quillan au pied du château
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Dans sa quête au trésor, le lecteur s'arrête nécessairement sur la Kaïrolo de Rennes-les-Bains, que Boudet traduit par «  clef, épi de blé, creux » et qu'il localise ici : « la kaïrolo des Redones était située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et des Artigues ».
Notre curé, dans « le livre d'Axat », donne un autre sens au mot Cayrolo, en étoffe la métaphore et apporte des précisions sur son emplacement « Salino, semence... Des parcelles en terrasses s'étagent sur les flancs de la montagne au levant et au midi, péniblement édifiées ». Il précise «  la nature du sol aide à l'emmagasinement de la chaleur solaire » et, de fait, l'étymologie l'atteste « Le vocable Soula Caïroles paraît légèrement différer de Soula d'Aïroles porté au plan cadastral. Il correspond mieux néanmoins à ses pareils, la Cayrolo de Quillan ». Donc, la Cayrolo de Quillan a ceci de commun avec Rennes-les-Bains qu'elle se situe à l'est avec une toponymie identique entre les lieux-dits Salo, Soula (colline ensoleillée) Aliéros.
Dans la VlC, on y stocke « la précieuse céréale » mais qu'en est-il dans le « livre d'Axat » ?
La Cayrole (ear whole = mettre entièrement en blé) est couplée à Bergât (Bear goad, porter des aiguillons et produire des épines) « Au sud-est des rocs arides, quelques cistes, des églantiers et surtout des ajoncs épineux » avec cette précision étrange « goad avec un d, l'idée importante est à la fin ». La précieuse céréale ensilée dans l'un devient le god porteur d'épines contenu dans l'autre.

Et, pour paraphraser Boudet, « Ils ensevelissaient leurs grains dans des silos formés de terre et de pierres, élevés en cône ».
Les meules en contrebas de Montferrand (Jordy 1911-12)
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Et Saunière de répondre « Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes sac à blé et je vous SOULAgerai »
Modifié en dernier par heron le 29 août 2025, 09:50, modifié 1 fois.
P.Silvain
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par P.Silvain »

heron a écrit : 28 août 2025, 15:22 Et Saunière de répondre « Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes sac à blé et je vous SOULAgerai »
Oui, d'accord avec la lecture, mais il est écrit "accablés" et non pas "sacs à blés" :wave:
:hello:
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crétin premier
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par crétin premier »

Salut heron et P.Silvain...
@ P.Silvain
"Sac à blé" résulte de la liaison entre "êtes" et "accablés" ... La phonétique est très importante chez Boudet comme il le précise en début de VLC...
@ heron
"Goad avec un D"... Précision indispensable pour bien différencier "goaD" et "goaT" qui signifie "chèvre" ou "bouc", avatar fréquent du Malin ???
Avant je doutais et je me posais des questions.
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heron
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

Il est difficile pour un chercheur des mystères castelrennais de passer à côté du récurrent 17 janvier. 3 piliers de notre énigme reposent sur cette journée : le décès de Marie de Blanchefort, le méridien de Saint-Sulpice et dans le calendrier grégorien la fête de Saint-Antoine ermite.
Sa lecture peut être relativement simple : une grotte de la pénitence sur le méridien de Paris.

La lecture du « livre des figures hiéroglyphiques » de Nicolas Flamel m'a révélé, de ce jour de janvier, un trésor infiniment plus hermétique vieux d'une tradition deux fois millénaires.
Il écrit : « Donc la première fois que je fis la projection, ce fut sur du Mercure, dont j'en convertis demi livre ou environ sur pur Argent, meilleur que celui de la minière comme j'ai essayé et fait essayer en plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un lundi environ midi, en ma maison en présence de Perrenelle seule, l'An mil trois cent quatre vingt deux ».
En 1893, dans son ouvrage intitulé « Nicolas Flamel-sa vie-ses fondations-ses oeuvres », l'immense alchimiste et traducteur des grands textes hermétiques Albert Poisson (décédé à 25 ans de la tuberculose!), en réponse au doute de l'abbé Villain sur l'auteur des « figures » et sur la validité de cette date du lundi 17 janvier 1382 (tombant effectivement un vendredi!), n'y note pas de contradiction et ne semble pas préoccupé par le choix de cette date.

« Lundi 17 janvier 1382 », Albert Poisson, page 35, décrit, en opérateur en laboratoire, avec précision la projection réalisée par N. Flamel :
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sans noter toutefois que ce lundi est naturellement dédié à Séléné déesse de la lune mais aussi que Flamel se place sous la protection de la Sainte Vierge : «Tant y a que par la grâce de Dieu et l'intercession de la bienheureuse et Sainte Vierge, je sçûs ce que je désirais, c'est à dire les premiers principes ».
L'alchimiste parisien confirme : « Que donc ceux qui n'auront point ces marques essentielles se retirent de bonne heure des Opérations, afin qu'ils évitent une perte assurée » et « La couleur qu'il te faut avoir doit être parfaite en noirceur et ce en l'espace de QUARANTE JOURS ».

Nous y sommes, QUARANTE JOURS avant le 17 janvier 1382 tombe le 08 décembre soit le jour fêté « de la conception de Notre-Dame » ou, depuis 1854, le jour de l'immaculée conception.

Dés lors, Saunière nous invite, à l'entrée du Sanctuaire, par l'intercession de Notre-Dame de Lourdes à la pénitence et à la prière afin, tel Flamel, espérer recevoir ce qu'on désire savoir.
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crétin premier
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par crétin premier »

Salut Heron...
C'est curieux cette quasi concordance entre le 8 décembre 1382 et la mise en place du calendrier grégorien par Louis XIII le 9 décembre 1582 qui sauta directement au 20 décembre...
Il n'est pas mentionné non plus que janvier est le mois de Janus qui regarde le passé et l'avenir...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
C. Alverda
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par C. Alverda »

heron a écrit : 12 sept. 2025, 15:21 La lecture du « livre des figures hiéroglyphiques » de Nicolas Flamel m'a révélé, de ce jour de janvier, un trésor infiniment plus hermétique vieux d'une tradition deux fois millénaires.
Il écrit : « Donc la première fois que je fis la projection, ce fut sur du Mercure, dont j'en convertis demi livre ou environ sur pur Argent, meilleur que celui de la minière comme j'ai essayé et fait essayer en plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un lundi environ midi, en ma maison en présence de Perrenelle seule, l'An mil trois cent quatre vingt deux ».
En 1893, dans son ouvrage intitulé « Nicolas Flamel-sa vie-ses fondations-ses oeuvres », l'immense alchimiste et traducteur des grands textes hermétiques Albert Poisson (décédé à 25 ans de la tuberculose!), en réponse au doute de l'abbé Villain sur l'auteur des « figures » et sur la validité de cette date du lundi 17 janvier 1382 (tombant effectivement un vendredi!), n'y note pas de contradiction et ne semble pas préoccupé par le choix de cette date.

« Lundi 17 janvier 1382 », Albert Poisson, page 35, décrit, en opérateur en laboratoire, avec précision la projection réalisée par N. Flamel :
Image
Image
sans noter toutefois que ce lundi est naturellement dédié à Séléné déesse de la lune mais aussi que Flamel se place sous la protection de la Sainte Vierge : «Tant y a que par la grâce de Dieu et l'intercession de la bienheureuse et Sainte Vierge, je sçûs ce que je désirais, c'est à dire les premiers principes ».
L'alchimiste parisien confirme : « Que donc ceux qui n'auront point ces marques essentielles se retirent de bonne heure des Opérations, afin qu'ils évitent une perte assurée » et « La couleur qu'il te faut avoir doit être parfaite en noirceur et ce en l'espace de QUARANTE JOURS ».

Nous y sommes, QUARANTE JOURS avant le 17 janvier 1382 tombe le 08 décembre soit le jour fêté « de la conception de Notre-Dame » ou, depuis 1854, le jour de l'immaculée conception.

Dés lors, Saunière nous invite, à l'entrée du Sanctuaire, par l'intercession de Notre-Dame de Lourdes à la pénitence et à la prière afin, tel Flamel, espérer recevoir ce qu'on désire savoir.
Bonjour à tous,
Salut Heron, :hello:

Tu évoques Poisson, un jeune homme prometteur certes, qui avait une bonne connaissance de la littérature alchimique, mais dont tu soulignes, par l'exemple, l'inexpérience ! Notre Nicolas ne pouvait ouvrir "l'œuf" sans se retrouver dans l'obligation (selon les textes) de recommencer ses "opérations", perte assurée ! Il ne réussit que le 25 avril 1382 : "Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure […] que je transmutais véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l'or commun plus doux et plus ployable."
C'est une grosse blague du pseudo Flamel 1612 (la pierre d'Arnaud !!), bien daté par la citation de termes et d'ouvrages du XVIe siècle (!), qui véhicule un humour digne d'un vrai "philosophe". La date du 17 relié au premier mois de l'année se réfère bien sur à la phase de la MULTIPLICATION de la Pierre en allusion à la "pêche miraculeuse"."
"La patience est l'échelle des philosophes et l'humilité la porte de leur jardin" Nicolas... Valois.

Les multiples nombres et dates mentionnés dans ce bouquin, à commencer par les 3 X 7 feuillets (le septième lesquels étoit toujours sans écriture !), sont en effet intéressants. P. P. ne pouvait manquer de citer la célèbre date de "la pierre au Blanc" (albedunum) d'un faux alchimiste du Vexin (le pauvre ruril de Pontoise), un Nicolas de plus (mais le vainqueur de la pierre associé au feu) célèbre pour ses "arches" et ses "arcades" dès 1561 par Robert Vallensis, la même année par Jacques Gohory :
« Ce livre qui n’ avoit paravant esté mis en lumière est intitulé Le Sommaire de Nicolas Flamel qui florissait l’an 1393 et 1407 comme il appert encores en la ville de Paris a S. Innocent es monuments de deux arches opposites, le cymetierre entre elles, qu’il feit alors faire. En
l’une desquelles sont, entre aultres choses, érigées les effigies de deux serpents ou dragons et d’un1yon, suyvant la description que d’iceulx ii ha faict en ce livre, sur une autre arche un homme, tout noir tenant un rouleau sur lequel est écrit Ie voys merveille dent mou1t je m’esbahis »
Quant à Béroalde de Verville il conseille à ses lecteurs de ne pas se soucier
"des beaux contes de Flammel, ni des arches qu'il a fait construire aux Saints-innocents. Je n'ay plus garde de m'en rompre la tête, car ayant esté déceu d'un costé, je suis tout effarouché."
:asmo10:

:wave:
P.Silvain
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par P.Silvain »

Salut
Au sujet de Flamel et du 17 janvier
HERON Alverda ARONNAX
Vous vous trompez
Dommage
:hello:
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heron
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

L'abbé Delmas en 1709 dans « Antiquités des Bains de Montferran communément appelés les bains de Rennes »

«Sur ce principe, on dit que ces urnes (cinéraires) peuvent être des gaulois et non pas des romains, qu 'elles sont plus antiques. Les paysans des lieux des bains en labourant trouvaient une grande quantité de médailles de bronze qu'ils vendaient aux chaudronniers. On en ramasse encore de temps en temps quand on fouille en de certains endroits, le curé qui est à présent aux Bains a averti les paysans de lui apporter celles qu'ils trouvaient, il en a une quantité de toutes espèces d'or, d'argent et de grand et petit bronze plusieurs antiques ».

A sa lecture, Delmas, début 18ème siècle, précise par deux fois qu'il s'adresse aux paysans laboureurs de Rennes-les-Bains et non aux bergers, charbonniers ou artisans locaux. L'indice est de taille et renvoie sur la page 120 de la VlC de Boudet qui décrit exactement ce passage de Delmas :  « L'agriculture était certainement en honneur parmi eux et le terme « hildua » qui désigne la terre que soulève la charrue en creusant le sillon, -hill éminence, diou convenable- montre que le labour soigné et profond ne leur était pas inconnu. Ils préféraient d'ailleurs les productions du sol aux métaux précieux existant abondamment dans le pays, puisqu'ils fermaient les yeux au lieu de les ouvrir avidement, lorsqu'en hersant les champs, leurs regards étaient frappés par l'éclat de l'argent -to seel (sil) fermer les yeux, to harrow herser- ». Boudet cultive ses mots. Ce lieu (silo, barrow) a une haute valeur spirituelle « le labour est profond » sur cette éminence de Diou.
L'étude des 66 photographies de Jordy (1912) nous donne un panorama exclusif de RlB au début du 20ème siècle et on est frappé de voir que seules deux photos ont des meules à foin, présence d'un labour de proximité :
Image
Image
les terres proches de la forge (en face de la mairie) et tout le pan ouest de Montferrand.
Que conclure, si ce n'est que notre curé délaisse, à Montferrand, les champs argentifères pour un trésor bien plus précieux... un culte Tectosage sur les pentes de Montferrand «Les Redones n'hésitaient point ainsi à louer leurs bras pour les travaux importants de la moisson et le nom de Montferrand l'atteste -to mow (mô) moissonner, to own (ôn) prétendre à, to fare (fère) voyager, hand main ».
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

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Plan de Jérusalem (A.Tardieu 1841) fourni par Jdrouen :innocent:

La géomorphologie de Rennes-les-Bains et l'emplacement de son « magnifique monument celtique» évoqué par Boudet dans son avant-propos de la VlC a ceci de remarquable que sa vallée, son plateau et ses dénivelés sont transposables sur le relief de Jérusalem.
La concordance est telle que la nécropole tumulaire de l'âge du bronze en contrebas sud-ouest de Montferrand de notre village audois est permutable sur le mont des Oliviers et le jardin de Gethsémani.
L'implantation humaine dépend de la nature du sol, de l'orientation des terrains... et de coïncidences. Durant la période qui nous occupe, entre 1885 et 1888, fût construite sur le mont des Oliviers l'église dédiée à Sainte Marie-Madeleine. Pour Saunière, ce lieu est terrible. Pour Marc, celui de l'effroi : v.16.8 « Elles sortirent du sépulcre et s'enfuirent. La peur et le trouble les avaient saisies ; Et elles ne dirent rien à personne à cause de leur effroi », enfin pour Boudet, ce sanctuaire est « intimement lié à la résurrection ».
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par JAUCLIN »

Bonjour Heron,

J'ai cru comprendre que tu connaissais bien Léa Rossi ..
Peux-tu lui demander à partir de quelle date Pierre Delmas fut maire de Rennes les bains ?
( voir l'étude intéressante suivante : http://www.renne-le-chateau.com/cures/cures1.html )

Merci ...

En fait, il y aurait peut-être une explication concernant le chiffre 4 « étrange » de la date inscrite sur le calvaire Delmas, route de Montferrand.
Sous Pie XI , il y a eu trois jubilés extraordinaires : en 1851,en 1854 et en 1858.
Donc le calvaire fut peut-être construit à la suite du jubilé extraordinaire de 1854…

Mais il y a une autre possibilité qui pourrait expliquer « la graphie étrange » du chiffre 4.
Je ne peux juger que sur photo , mais ce "4" ressemble à un « 1 » sur lequel on a rajouté en bas deux traits pour former un « 4 ».

Si Pierre Delmas était déjà maire en 1851, il serait alors possible que ce calvaire fut construit avec la date de 1851 pour fêter le premier jubilé extraordinaire. Mais comme les communes ( voir aussi l’église qui probablement participe aux frais ) ne sont pas fortunées ( bien qu’on trouve un autre calvaire Delmas à l’entrée du village ! mais pas présent pour un jubilé), une modification de la date fut faite pour célébrer le deuxième jubilé extraordinaire " à moindre frais" ...donc peut-être pas de « mystère » sur ce chiffre 4 « étrange ».
Mais ce n’est qu’une supposition !!

( et en 1858 ils ont lâchés l'affaire , ils en avaient marre de "raquer" ! :biggrin: )
P.Silvain
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par P.Silvain »

JAUCLIN a écrit : 20 sept. 2025, 16:39 Bonjour Heron,
J'ai cru comprendre que tu connaissais bien Léa Rossi ..

:yahoo:
JAUCLIN
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par JAUCLIN »

Bonjour à tous,

J'ai eu la réponse de Léa Rossi ... P Delmas fut maire en novembre 1852, donc l'histoire du jubilé de 1851 ne tient pas la route ...
"Le mystère de la date au chiffre 4" demeure.
Bon dimanche.

PS:
Ceci dit, il faut très certainement l'accord du conseil municipal pour construire un calvaire en ville, mais faut-il être obligatoirement maire ?
Si un donateur propose de payer le calvaire et que son nom y soit gravé...
A-t-on une idée "de la fortune" de pierre Delmas ?
y a-t-il des traces de cette décision ( ériger le calvaire ) dans un registre du conseil municipal de l'époque ?
Je n'ai pas accès aux documents, mais si un jour quelqu'un s'en charge, ce serait l'objet d'une étude très intéressante. :wink:
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Re: Marie Madeleine : [A la demande de J-Panstouaux]

Message par heron »

Petit curé de campagne linguiste...avec des jambes !

Boudet est un penseur érudit qui « a secoué les préjugés sans craindre l'anathème relégué derrière une enceinte infranchissable sur des sommets sourcilleux » et un marcheur qui écrit : « dégageant résolument sa marche, aussi m. l'abbé, a dirigé ses recherches en dehors des limites abusivement tracées ». Notre curé nous invite à « marcher à sa suite d'après sa méthode, avec ses conseils et en acceptant le problème comme résolu ».

Insistance à le suivre et à marcher dans ses pas. Le cérébral, la tête (sommets sourcilleux) doit se coupler avec les jambes.
Il nous propose de parcourir la VlC telle une carte d'état-major, avec des chemins d'écriture linéaires d'observations préliminaires (mise en route) jusqu'à son point d'arrivée « champs des découvertes », ultime étape, le barrow entre bugat et lés crossés.

Dès son départ du pont de Serres, pour que le lecteur aventureux ne s'égare pas, Boudet, dans « ce grimoire à déchiffrer », a jalonné et borné les qualités et définitions de chaque nom de lieu, d'homme croisé au fil des étapes : le sanctuaire à découvrir a une histoire, suit un chemin, il est proche d'un cours d'eau, à des couleurs, des formes, il est constitué de matériaux divers etc...

Saunière n'est pas en reste, il pose fièrement pour la photographie (du grec photos « lumière » et graphie « écrire » donc révélation), campé sur ses jambes, regard vers l'objectif dans une posture de défi (pour rester poli) à l'image de sa statuaire debout sur ses pieds toisant ses découvertes.
Il est à noter que seuls, le vieux saturne plie sous le poids de nature, Marie-Madeleine sous le poids de l'autel de son cœur et Jésus baptisé sous le poids de sa mission !
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