V. L CERCLES
Souffrez chers C1, « grominet » et tutti, que j’illustrasse les tarots par la VLC, et réciproquement

, en prenant comme support la formulation de Patrice, si répandue :
« Disons qu'on retrouve dans le tarot ancien le nombre 22 et le 7....Pas par hasard de mon point de vue. »
Dans le tarot tout simplement, et pas par hasard en effet, ils ne sont pas sur le même plan, l’Un produisant l’autre ! Disons dans une des moins pires approximations – l’intellect carré étant impropre à rendre compte de ce qui l’englobe - que le premier chiffre cité 22 est visible sur le plancher des vaches mais que le second 7
étant un nombre, est invisible car transcendant.
Illustration à partir de l’idée de cercle, en accord avec l’abbé Boudet :
« Les cercles tracés par les pierres levées, avaient pour les Celtes un sens profondément religieux. Les Druides, de même que les anciens philosophes, regardaient la figure circulaire comme la plus parfaite : elle leur représentait la perfection Divine, immense, infinie, n'ayant ni commencement, ni fin. Zénon enseignait que Dieu était sphérique, c'est-à-dire parfait, et la sentence si recommandée d'Empédocles, disant que Dieu est une sphère intellectuelle et incompréhensible dont le centre est partout et la circonférence nulle part ne signifie pas autre chose que l'excellence et la perfection infinies de Dieu. Le roi David s'écrie dans le même sens : « Le Seigneur est grand et au-dessus de toute louange : il n'y a point de fin à sa grandeur. » (1)
(1) Ps. 144. v. 4. »
Dans un cercle seuls 22 polygones réguliers sont inscriptibles. Nous avons donc 22 ordonnances du monde par le Logos, le PREMIER de ces polygones étant le triangle, le second le carré, puis le pentagone, l’hexagone, mais il n’existe pas d’heptagone inscriptible dans un cercle, 360 n’est pas divisible par 7. Sept exprime le premier éclatement du cercle dans un retour à l'Unité. L’abbé pourrait dire que c’est la raison du repos de Dieu au septième jour, ce qui ramène à la valorisation du NOMBRE 6, les six jours de la création.
Bereshit bara Elohim. Dans le même esprit, la qabalah propose de lire le premier mot de la Bible, ‘bara shit’ ou ‘Il créa six’ (les six directions de l’espace : droite/gauche, avant/arrière, haut/bas), ou ‘il créa le manteau ou le fondement’.
On peut proposer également de décomposer le mot « béreshit » en quatre composantes : « bara »(bet/resh/aleph), « shin », « yod », « taw », soit « il créa le feu, le germe de vie, le signe ».
Les Mystères de Bérèshit • Etudes Générales • Kabbale en Ligne
La kabbale et le Tarot, illustrant la manifestation du Verbe, ou du Logos, dans la Nature (naturante) sont deux matrices qui doivent avoir un centre commun.
"Les 22 polygones sont les 22 régularités, les 22 expressions du Verbe par le cercle" (note), chaque polygone régulier exprimant un aspect de la Source de production : de pensées, d’images, de lettres…
Je citerai encore un propos de notre abbé dans le cadre d’une coïncidence... in-signifiante !
On pourrait s'étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats.
Or sept formulé par cinq et deux correspond dans le Tarot aux cartes du Pape (V) et de la Papesse (II), septénaire spirituel inclus dans le septénaire matériel : Impératrice (III) + Empereur (IIII et non IV!) Ce procédé d’encapsulation étant très utilisé en kabbale.
Laissons les mots de la fin à l’abbé Boudet pour une formulation d’un macrocosme et d’un microcosme qui ne manque pas de sel attique :
Le centre du cromleck de Rennes-les-Bains se trouve dans le lieu nommé, par les Gaulois eux-mêmes, le Cercle – to circle (cerkl’) environner, entourer –, le point central du cromleck des Redones, et renfermant ainsi un petit cercle dans un plus grand, les Druides ont voulu exprimer l'idée très nette qu'ils possédaient d'un Dieu unique et existant dans les êtres. Dieu étant l’Être même par essence, il est aussi en toutes choses de la manière la plus intime, puisqu'il est la cause de tout ce qui existe. Le monde créé est ici représenté par le petit cercle enfermé dans un plus grand, et ce grand cercle par sa figure sphérique, offre à l'esprit l'idée de la perfection essentielle de Dieu, en qui tous les êtres vivent et se meuvent, qui contient toutes choses et existe en elles, non point comme une partie de leur essence ou un accident, mais comme un agent est présent à l'être sur lequel il agit et qu'il atteint par sa vertu.
Note : L'expression provient de "Le tarot métaphysique" du bien nommé : Jacques CARTERET.
