Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
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- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Tout au plus quelques mois... Trouver est certes gratifiant mais après on s'emmerde... Le voyage est plus stimulant et je préfère choisir mon itinéraire qu'écouter "bison futé"...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
- grominet
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Bonjour à tous,
"Scare hall" est également possible surtout si nous pouvons lire scared aged hall (Scarajols).
Marquer une "cella" peut-être mais aussi insister sur l'aspect effrayant de l'endroit (comme l'est la "caverne de la peur") ?
Alors que ses prédécesseurs (pour les tombeaux par exemple) semblaient encore en recherche et multipliaient les exemples extérieurs, notre abbé resterait dans son pré carré (cercle plutôt).
- heron
- chercheur avancé
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
grominet 
La bête du "Remarques..."


Ultime fin du « Livre d'Axat » : « il faut se hâter de rassurer tout le monde : car le danger d'une mauvaise rencontre n'existe plus ». Le valeureux charbonnier peut « désormais jouir des grandioses aspects des sommets » et « faire connaissance avec la belle ».
mais qui est ce formidable carbonari qui eût le courage d'affronter, malgré la perte de sa hache, sur ce « redoutable sentier » l'ours de la « grotte de la peur » ?
Ce charbonneux, armé d'une hache, chassant l'ours me fait penser à Bérenger « ber gari ». J'imagine bien notre curé achevant l'oeuvre entamé par ses prédécesseurs des paroisses voisines !
La bête du "Remarques..."


Ultime fin du « Livre d'Axat » : « il faut se hâter de rassurer tout le monde : car le danger d'une mauvaise rencontre n'existe plus ». Le valeureux charbonnier peut « désormais jouir des grandioses aspects des sommets » et « faire connaissance avec la belle ».
mais qui est ce formidable carbonari qui eût le courage d'affronter, malgré la perte de sa hache, sur ce « redoutable sentier » l'ours de la « grotte de la peur » ?
Ce charbonneux, armé d'une hache, chassant l'ours me fait penser à Bérenger « ber gari ». J'imagine bien notre curé achevant l'oeuvre entamé par ses prédécesseurs des paroisses voisines !
Modifié en dernier par heron le 28 août 2023, 06:45, modifié 1 fois.
- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Salut Heron...
La réponse est "Jean de Massat" (si toutefois Boudet a lu Dassier...)...
La réponse est "Jean de Massat" (si toutefois Boudet a lu Dassier...)...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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- Jasmina31
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
c'est juste une parenthèse par rapport à la "caverne de la peur" et assez cocasse , je fais le plus court possible mais voila ce que la "matrice" m'a donné ..heron a écrit : ↑22 août 2023, 12:50 grominet
La bête du "Remarques..."
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Ultime fin du « Livre d'Axat » : « il faut se hâter de rassurer tout le monde : car le danger d'une mauvaise rencontre n'existe plus ». Le valeureux charbonnier peut « désormais jouir des grandioses aspects des sommets » et « faire connaissance avec la belle ».
mais qui est ce formidable carbonari qui eût le courage d'affronter, malgré la perte de sa hache, sur ce « redoutable sentier » l'ours de la « grotte de la peur » ?
Ce charbonneux, armé d'une hache, chassant l'ours me fait penser à Bérenger « ber gari ». J'imagine bien notre curé achevant l'oeuvre entamé par ses prédécesseurs des paroisses voisines !
Post Boudet certes , mais le tout est assez amusant : auteur Emily Rodda fille de James Oswin journaliste et réalisateur à la télévision australienne, elle me fait penser à cette autre écrivaine , qui avait remanié la saga arthurienne en "la dame du Lac" ...La tyrannie qu'exerçait le Seigneur des Ténèbres sur Deltora a cessé. Lui et les créatures maléfiques ont été refoulés au-delà des montagnes. Cependant des milliers de Deltorans sont toujours réduits en esclavage au Pays des Ténèbres. Afin de les sauver, Lief, Barda et Jasmine, doivent trouver une arme suffisamment puissante pour combattre la magie de l'Ennemi sur son propre terrain...
https://www.bibliotheques-hautecombedes ... ode/234689
Si le lieux n'est plus dangereux , les charbonniers pourraient s'y rendre et faire banquet ? Faire un banquet sans se faire remarquer en pleine nature voila qui demande réflexion ...si en plus on y pratiquait les rites dionysiaques , le bruit devait interpeller les voisins . Si cela se faisait dans une grotte par discrétion, encore fallait il en sortir en un seul morceau , à moins d'y cuver son vin (Il n’y aura qu’une seule sorte de vin). On sait aujourd'hui que les banquets étaient des "matrices" et que les participants aidés du vin avaient quelque fois des traits de génie ....
Boudet avait il remarqué certaines "pratiques" ? possible . A t il croisé Gallo Alphonsin ? ou Redon ? je ne le pense pas , mais dans l'Aude le Carbonarisme s'est bien implanté grâce à eux
Reste un autre "Béranger" , le chansonnier , qui était bien un charbonnier et apprécier par Dumas .
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Je ... 3%A9ranger
Ce Béranger avait écrit un poême sur le Marquis de Carabas (disant descendant d'un des fils de Pépin le Bref !! ? )
https://www.youtube.com/watch?v=rpzuO808wVI
"A l'école ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serai grand . J'ai répondu heureux . Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question , j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie" ... John Lennon
- heron
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Je ne crois pas qu'il soit difficile de comprendre le message de Boudet. Une fois que l'on a saisi la mécanique de son écriture et l'enchaînement des images, il est facile de se promener et de suivre pas à pas notre curé.
Par exemple, le chapitre 2 de son « Remarques... » est transposable sur ses autres écrits : substitution, lieu, contenant, contenu et linéarité.
Avec un titre évocateur :

Boudet nous invite à rentrer et aspirer les consonnes hébraïques H et G dans la grotte gutturale et dans le palais palatal.
Il écrit dans ce chapitre 2, qu'il va mener son lecteur au Trago (conduit de l'oreille, auri, orri) en suivant le chemin tracé par le ruisseau du Coudal. Ce ruisseau, suivant l'abbé, à 2 spécificités : « l'eau se précipite bruyamment sur une hauteur de 8 à 10 mètres » et « on retrouve cette observation de cette précipitation dans les noms de Cardaoussel et Carcassonne ». Traduction en tombe-eau sur le méridien...
La suite du chapitre décrit le contenu du trago. Les images sont suffisamment explicites et se passent de commentaire.

A l'époque de la publication du « Remarques... », le « G » veillait. Mais, Boudet nous rassure à la fin du « Livre d'Axat » : « Il faut se hâter de rassurer tout le monde car le danger d'une mauvaise rencontre n'existe plus » grâce à la vaillance de ber gari !
Par exemple, le chapitre 2 de son « Remarques... » est transposable sur ses autres écrits : substitution, lieu, contenant, contenu et linéarité.
Avec un titre évocateur :

Boudet nous invite à rentrer et aspirer les consonnes hébraïques H et G dans la grotte gutturale et dans le palais palatal.
Il écrit dans ce chapitre 2, qu'il va mener son lecteur au Trago (conduit de l'oreille, auri, orri) en suivant le chemin tracé par le ruisseau du Coudal. Ce ruisseau, suivant l'abbé, à 2 spécificités : « l'eau se précipite bruyamment sur une hauteur de 8 à 10 mètres » et « on retrouve cette observation de cette précipitation dans les noms de Cardaoussel et Carcassonne ». Traduction en tombe-eau sur le méridien...
La suite du chapitre décrit le contenu du trago. Les images sont suffisamment explicites et se passent de commentaire.

A l'époque de la publication du « Remarques... », le « G » veillait. Mais, Boudet nous rassure à la fin du « Livre d'Axat » : « Il faut se hâter de rassurer tout le monde car le danger d'une mauvaise rencontre n'existe plus » grâce à la vaillance de ber gari !
Modifié en dernier par heron le 28 août 2023, 06:40, modifié 1 fois.
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C. Alverda
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Ah ben après 60 ans d'errance ça fait plaisir à lire !
- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Salut Heron, Charly et tous les z'ots...
C'est curieux cette succession de palatales hébraïques avec ce H sonnant comme un K... Rappelons que dans la VLC, "axe" est la Hache celtique et "ce qu'il faut croire"... Remplacer le H par un K a donc bien une signification...
Quant au H succédant au F et utilisé indifféremment par les anciens latins, cela me semble faire référence à la Bible qui dit que Adam était Homme et Femme...
Les précipitations du Coudal sur 8 à 10 mètres me semblent impossibles au vu des courbes de niveau de la carte IGN mais "tombe-eau" pourrait aussi être "tomber-eau" (tombereau) et les 8 à 10 mètres pourraient être la dénivellation entre le ruisseau et l'entrée de la mine d'où dévalaient les tombereaux Decauville...
La "caverne de l'effroi" est régulièrement associée à la peur mais dans la logique de Boudet il pourrait s'agir de la "caverne de lait froid" et donc une bergerie, ou plutôt ce petit édifice de pierres sèches semi-enterré que les cevenols appellent "buron" et où on conserve le lait avant de le transformer en fromage... Les "huttes" gauloises décrites dans la VLC sont aussi semi-enterrées...
C'est curieux cette succession de palatales hébraïques avec ce H sonnant comme un K... Rappelons que dans la VLC, "axe" est la Hache celtique et "ce qu'il faut croire"... Remplacer le H par un K a donc bien une signification...
Quant au H succédant au F et utilisé indifféremment par les anciens latins, cela me semble faire référence à la Bible qui dit que Adam était Homme et Femme...
Les précipitations du Coudal sur 8 à 10 mètres me semblent impossibles au vu des courbes de niveau de la carte IGN mais "tombe-eau" pourrait aussi être "tomber-eau" (tombereau) et les 8 à 10 mètres pourraient être la dénivellation entre le ruisseau et l'entrée de la mine d'où dévalaient les tombereaux Decauville...
La "caverne de l'effroi" est régulièrement associée à la peur mais dans la logique de Boudet il pourrait s'agir de la "caverne de lait froid" et donc une bergerie, ou plutôt ce petit édifice de pierres sèches semi-enterré que les cevenols appellent "buron" et où on conserve le lait avant de le transformer en fromage... Les "huttes" gauloises décrites dans la VLC sont aussi semi-enterrées...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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Kaspel
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Comme beaucoup de descriptions de phénomènes naturels de l'époque c'est largement exagéré !heron a écrit : ↑25 août 2023, 18:09 Il écrit dans ce chapitre 2, qu'il va mener son lecteur au Trago (conduit de l'oreille, auri, orri) en suivant le chemin tracé par le ruisseau du Coudal. Ce ruisseau, suivant l'abbé, à 2 spécificités : « l'eau se précipite bruyamment sur une hauteur de 8 à 10 mètres »
non, il n'y a pas 8 ou 10 mètres mais beaucoup, beaucoup moins.crétin premier a écrit : ↑05 sept. 2023, 16:15 les 8 à 10 mètres pourraient être la dénivellation entre le ruisseau et l'entrée de la mine d'où dévalaient les tombereaux Decauville...
Ps : C1 je nai pas oublié.
Kaspel
"Je ne sais pas", cette citation fait partie de mon langage, plutôt que de dire des c.....ries !
- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Salut Kaspel...
Je me demande si Boudet exagère volontairement ses descriptions afin de donner un rapport vis à vis de la réalité... Ce rapport servirait à découvrir une structure plus petite (ou plus grande)...
Son cromlecK "de seize à dix huit kilomètres de pourtour" pourrait relever de la même démarche, tout comme l'écartement des menhirs de Carnac... J'aimerais bien connaître la hauteur réelle de cette mini cascade pour déterminer ce rapport et vérifier si on peut l'appliquer ailleurs...
Je compte sur toi et sur ta mémoire...

Je me demande si Boudet exagère volontairement ses descriptions afin de donner un rapport vis à vis de la réalité... Ce rapport servirait à découvrir une structure plus petite (ou plus grande)...
Son cromlecK "de seize à dix huit kilomètres de pourtour" pourrait relever de la même démarche, tout comme l'écartement des menhirs de Carnac... J'aimerais bien connaître la hauteur réelle de cette mini cascade pour déterminer ce rapport et vérifier si on peut l'appliquer ailleurs...
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P.Silvain
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Pi ?crétin premier a écrit : ↑07 sept. 2023, 08:36 Salut Kaspel...
Je me demande si Boudet exagère volontairement ses descriptions afin de donner un rapport vis à vis de la réalité... Ce rapport servirait à découvrir une structure plus petite (ou plus grande)...
Son cromlecK "de seize à dix huit kilomètres de pourtour" pourrait relever de la même démarche, tout comme l'écartement des menhirs de Carnac... J'aimerais bien connaître la hauteur réelle de cette mini cascade pour déterminer ce rapport et vérifier si on peut l'appliquer ailleurs...
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- heron
- chercheur avancé
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Dans l'ensemble de ses écrits, Boudet utilise toujours la même rhétorique de lieu, contenant, contenu qu'il colore d'images et métaphores se rapprochant au plus près de l'objet décrit.
Par exemple, dans son texte « quelques locutions languedociennes », le lecteur aguerri aux circonvolutions de l'abbé sait que Boudet va s'employer à décrire le « locus » avec force détails bien sentie.
Il écrit dans cette étude, au sujet du trésor du locus, ou sanctuaire : « Un homme maigre élancé est dans notre dialecte un homme lingé... Une formation et une résolution semblables de l'I en hiatus existent dans les termes latins monacum... devenu moungé moine, canonicum, canonium transformé... Une autre expression que l'on peut rattacher au latin, est celle de mounjo, haricot...latin fabulum, petite féve », plus loin, il ajoute : « L'Islandais possède le terme Baun fève, à l'aide du suffixe ium donne mounjo comme monium moine donne mangé. Le changement de B initial en M n'est pas sans exemple puisque le latin Burra, en produisant le français bourrelier a aussi produit le languedocien mourralhé bourrelier ».
Dans le barrow git le mort, transposable en : dans le burra git le monium.

Il est étonnant de constater que cette minutieuse description est identique à celle du « Serpent rouge » (10) et de ces « cadavres embaumés ». On pourrait rétorquer qu'à la différence du SR le texte de Boudet cité ne parle pas de « nombre de métaux ». Or, notre curé l'a volontairement omis comme le prouve son texte original raturé. On y lit : « Le B initial en M s'est-il aussi produit pour le verbe amaga CACHER le français MAGOT ».

Par exemple, dans son texte « quelques locutions languedociennes », le lecteur aguerri aux circonvolutions de l'abbé sait que Boudet va s'employer à décrire le « locus » avec force détails bien sentie.
Il écrit dans cette étude, au sujet du trésor du locus, ou sanctuaire : « Un homme maigre élancé est dans notre dialecte un homme lingé... Une formation et une résolution semblables de l'I en hiatus existent dans les termes latins monacum... devenu moungé moine, canonicum, canonium transformé... Une autre expression que l'on peut rattacher au latin, est celle de mounjo, haricot...latin fabulum, petite féve », plus loin, il ajoute : « L'Islandais possède le terme Baun fève, à l'aide du suffixe ium donne mounjo comme monium moine donne mangé. Le changement de B initial en M n'est pas sans exemple puisque le latin Burra, en produisant le français bourrelier a aussi produit le languedocien mourralhé bourrelier ».
Dans le barrow git le mort, transposable en : dans le burra git le monium.

Il est étonnant de constater que cette minutieuse description est identique à celle du « Serpent rouge » (10) et de ces « cadavres embaumés ». On pourrait rétorquer qu'à la différence du SR le texte de Boudet cité ne parle pas de « nombre de métaux ». Or, notre curé l'a volontairement omis comme le prouve son texte original raturé. On y lit : « Le B initial en M s'est-il aussi produit pour le verbe amaga CACHER le français MAGOT ».

- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Bonjour à tous et à toutes...
Voici quelques éléments qui portent à croire que Boudet veut nous mettre sur la piste du codex bezae, ce qui expliquerait pourquoi l'équipe de PPSC s'est attaché à mettre en exergue les fameux "parchemins" issus de cet ouvrage...
Rappelons que le CB a probablement vu le jour au 2ème siècle sous Polycarpe puis aurait été apporté à Lyon par Irénée...
Pourtant, ce codex, avant d'être appelé codex de Beze, était connu comme "cantabrigensis", c'est-à-dire "codex des Cantabres"... Boudet nous éclaire sur ce point...
Page 126 de la VLC, il nous dit que "de tous temps la grande instruction et la doctrine élevée ont conduit les hommes à la gloire" loria en basque (elision du G initial comme expliqué par Heron
)... En suivant, il cite les Cantabres descendants de Tubal (en fait les Basques ou Iberes) qui "parlent un certain jargon à l'extérieur"...
Il semble que le CB donne une place prépondérante aux épîtres de Paul, ce qui expliquerait ce "certain jargon à l'extérieur" ainsi que le rôle de gardien attribué par Boudet aux "enfants de St Vincent" (sous entendu St Vincent de Paul, Paul étant le village d'origine de St Vincent en Gascogne)...
Voilà pour le "cantabrigensis"...
Maintenant, le lien entre "cantabrigensis" et "bezae"...
Afin de confirmer ce lien, Boudet nous parle (page 198) des Cantabres et Aquitains qui forment "la main qui frappe le marsouin" dont le langage différe beaucoup du languedocien... Il sépare bien le "landok" du "landoil" et donne pour exemple les Wisigoths et les Ostrogoths... Page 200, "Ainsi les Wisigoths s'avancaient avec prudence et habileté vers de chaudes terres, wise=prudent habile, to go=marcher, hot=chaud"... Or, St Prudent fut évêque de Narbonne et une chapelle a été dédiée à ce saint dans le village de Beze (côte-d'or) qui fut l'un des monastères les plus fameux depuis le haut moyen âge (fondé sous Dagobert 1er, ruiné par Dagobert II, il fut détruit et reconstruit de multiples fois) ... Théodore "de Beze" et son fameux codex tiennent leur nom de ce village distant d'une portée de fusil du village de Lux (le flambeau propre à dissiper les ténèbres tant recherché par Boudet ???)...
CQFD...
Voici quelques éléments qui portent à croire que Boudet veut nous mettre sur la piste du codex bezae, ce qui expliquerait pourquoi l'équipe de PPSC s'est attaché à mettre en exergue les fameux "parchemins" issus de cet ouvrage...
Rappelons que le CB a probablement vu le jour au 2ème siècle sous Polycarpe puis aurait été apporté à Lyon par Irénée...
Pourtant, ce codex, avant d'être appelé codex de Beze, était connu comme "cantabrigensis", c'est-à-dire "codex des Cantabres"... Boudet nous éclaire sur ce point...
Page 126 de la VLC, il nous dit que "de tous temps la grande instruction et la doctrine élevée ont conduit les hommes à la gloire" loria en basque (elision du G initial comme expliqué par Heron
Il semble que le CB donne une place prépondérante aux épîtres de Paul, ce qui expliquerait ce "certain jargon à l'extérieur" ainsi que le rôle de gardien attribué par Boudet aux "enfants de St Vincent" (sous entendu St Vincent de Paul, Paul étant le village d'origine de St Vincent en Gascogne)...
Voilà pour le "cantabrigensis"...
Maintenant, le lien entre "cantabrigensis" et "bezae"...
Afin de confirmer ce lien, Boudet nous parle (page 198) des Cantabres et Aquitains qui forment "la main qui frappe le marsouin" dont le langage différe beaucoup du languedocien... Il sépare bien le "landok" du "landoil" et donne pour exemple les Wisigoths et les Ostrogoths... Page 200, "Ainsi les Wisigoths s'avancaient avec prudence et habileté vers de chaudes terres, wise=prudent habile, to go=marcher, hot=chaud"... Or, St Prudent fut évêque de Narbonne et une chapelle a été dédiée à ce saint dans le village de Beze (côte-d'or) qui fut l'un des monastères les plus fameux depuis le haut moyen âge (fondé sous Dagobert 1er, ruiné par Dagobert II, il fut détruit et reconstruit de multiples fois) ... Théodore "de Beze" et son fameux codex tiennent leur nom de ce village distant d'une portée de fusil du village de Lux (le flambeau propre à dissiper les ténèbres tant recherché par Boudet ???)...
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- crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Salut François...
D'après Wikipedia il semble que le CB tel qu'on le connaît aurait pu être amputé de quelques 120 pages... Une paille...
Mais le plus bizarre serait qu'il semble accorder plus de crédit aux écrits de Paul qu'aux évangiles proprement dits... Ce qui pourrait expliquer pourquoi Théodore de Beze s'y intéressait tant ainsi qu'Erasme avant lui selon toute vraisemblance...
On pourrait aussi s'interroger sur l'intérêt que portait Vigouroux au CB et surtout pourquoi il n'en reproduit qu'une seule page... Y aurait-il possibilité d'une "connection" entre Boudet et Vigouroux ???
Certes, le CB a été envoyé à Cambridge et la VLC à Oxford mais si cette dernière permettait à Oxford de retrouver un exemplaire complet du cantabrigensis, voire de l'arvernis, cela aurait un sens... En effet, si Cambridge a toujours été l'université anglicane de référence, Oxford a toujours été soupçonnée d'accointances "papistes"... Je ne saurais dire si ces soupçons étaient justifiés ou non mais il est certain que plusieurs collèges d'Oxford ont été l'objet de "chasse aux sorcières" et que nombre de publications catholiques y ont été saisies alors qu'elles auraient dû être brûlées depuis longtemps par décret royal... Ce pourrait être la raison du choix de Boudet...
D'après Wikipedia il semble que le CB tel qu'on le connaît aurait pu être amputé de quelques 120 pages... Une paille...
Mais le plus bizarre serait qu'il semble accorder plus de crédit aux écrits de Paul qu'aux évangiles proprement dits... Ce qui pourrait expliquer pourquoi Théodore de Beze s'y intéressait tant ainsi qu'Erasme avant lui selon toute vraisemblance...
On pourrait aussi s'interroger sur l'intérêt que portait Vigouroux au CB et surtout pourquoi il n'en reproduit qu'une seule page... Y aurait-il possibilité d'une "connection" entre Boudet et Vigouroux ???
Certes, le CB a été envoyé à Cambridge et la VLC à Oxford mais si cette dernière permettait à Oxford de retrouver un exemplaire complet du cantabrigensis, voire de l'arvernis, cela aurait un sens... En effet, si Cambridge a toujours été l'université anglicane de référence, Oxford a toujours été soupçonnée d'accointances "papistes"... Je ne saurais dire si ces soupçons étaient justifiés ou non mais il est certain que plusieurs collèges d'Oxford ont été l'objet de "chasse aux sorcières" et que nombre de publications catholiques y ont été saisies alors qu'elles auraient dû être brûlées depuis longtemps par décret royal... Ce pourrait être la raison du choix de Boudet...
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Thierry Espalion
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL
Bonsoir à tous,
Le sujet est intéressant et je m'adresse prioritairement à d'éventuels nouveaux lecteurs du forum, car ce que je vais rappeler a déjà été indiqué plusieurs fois ici même :
1) La page 186 du Codex Bezae est la page qui présente une ''addition'' de texte, ayant un caractère UNIQUE, puisqu'elle ne se trouve que dans le Codex Bezae !
Vigouroux lui-même le précise...
2) Chacun pourra vérifier aussi qu'il s'agit du verset cité par Ambelain ! Contrairement à ce qui a été affirmé, Ambelain ne cite absolument pas le passage copié dans le "petit manuscrit" !!!
Le texte de ce petit manuscrit est constitué des versets 1, 2, 3 et 4. Ambelain ne cite aucun de ces versets ! Il ne cite que le verset 5 !
C'est factuel et facilement vérifiable !
Il se trompe, volontairement ou pas, en indiquant le numéro 4 au lieu du 5, mais le passage qu'il cite est tout simplement celui qui donne son caractère unique, au Codex Bezae.
3) Vigouroux évoque Scrivener et le Codex Bezae dès 1882 !
Le sujet est intéressant et je m'adresse prioritairement à d'éventuels nouveaux lecteurs du forum, car ce que je vais rappeler a déjà été indiqué plusieurs fois ici même :
1) La page 186 du Codex Bezae est la page qui présente une ''addition'' de texte, ayant un caractère UNIQUE, puisqu'elle ne se trouve que dans le Codex Bezae !
Vigouroux lui-même le précise...
2) Chacun pourra vérifier aussi qu'il s'agit du verset cité par Ambelain ! Contrairement à ce qui a été affirmé, Ambelain ne cite absolument pas le passage copié dans le "petit manuscrit" !!!
Le texte de ce petit manuscrit est constitué des versets 1, 2, 3 et 4. Ambelain ne cite aucun de ces versets ! Il ne cite que le verset 5 !
C'est factuel et facilement vérifiable !
Il se trompe, volontairement ou pas, en indiquant le numéro 4 au lieu du 5, mais le passage qu'il cite est tout simplement celui qui donne son caractère unique, au Codex Bezae.
3) Vigouroux évoque Scrivener et le Codex Bezae dès 1882 !
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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